The Hunger Games: Catching Fire

Alors que le troisième volet sort ces jours au ciné, séance-rattrappage DVD pour Catching Fire, deuxième épisode de The Hunger Games. Si le premier pouvait ressembler à un remake plus ou moins réussi de Battle Royale, l’originalité de la série transparaît plus clairement avec l’ajout d’une grosse dimension politique dans le monde dystopique post-post-apo de Panem.

En effet, Katniss et Peeta, les deux vainqueurs-surprise de la précédente édition se retrouvent à faire une tournée de promotion pour les autorités de Capitol, alors que, dans le même temps, Katniss apparaît de plus en plus comme l’icône d’une rébellion contre l’ordre établi. Ce qui, bien évidemment, chagrine quelque peu le président Snow, qui décide les prochains Jeux opposeront des vainqueurs des précédentes années, dans l’espoir de l’éliminer tout en ternissant son image.

Il y a du bon et du moins bon dans ce film. La dimension politico-médiatique est plutôt bien trouvée et les grenouillages au sein du pouvoir en place sont excellemment rendus, de même que la société décadente et ultra-riche dans laquelle ils vivent, par opposition avec la pauvreté crasse des autres districts. Le personnage de Plutarch Heavensbee, joué par le regretté Philip Seymour Hoffmann, est très bien dans ce rôle.

Je suis moins enthousiaste sur le contexte général du monde de Panem, qui commence ici sérieusement à montrer ses limites façon space-opera: un district, une ville, un climat, une ressource. Visuellement, ça permet de faire des scènes très typées et, souvent, très réussies, mais le rôliste en moi trouve que ça ne tient juste pas debout – tout au moins dans la façon dans laquelle c’est expliqué dans le film, le livre est peut-être moins basique.

La partie des Jeux proprement dits est assez anecdotique, ce qui n’est en fait pas un mal: d’une part, même avec un décor différent et des nouveaux pièges, il est difficile de renouveler le genre et, d’autre part les combats de nuit dans la jungle, c’est très très moyen, question lisibilité. Le film montre aussi ses limites du point de vue young adult en livrant un triangle amoureux dont même des scénaristes de dessin animé japonais ne voudraient pas.

Le film – qui est plutôt long, plus de deux heures – se termine sur une forme de cliffhanger. À tout le moins, une non-conclusion qui appelle bruyamment une suite. Quelque part, je suis content de ne l’avoir vu que maintenant, ça m’évitera de patienter un an. Je l’ai trouvé plutôt honorable, en tant que divertissement, avec plus de bons que de mauvais côtés, même s’il faut que ne me force à ne pas trop penser aux illogismes.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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