Il tempio delle clessidre

Je ne suis pas un grand fan du sous-genre dit « rock progressivo italiano » et qui désigne le style musical typique d’une pétée de groupes transalpins qui me sont tous plus inconnus les uns que les autres. Néanmoins, je me suis laissé tenter par le premier album éponyme de Il tempio delle clessidre, principalement sur la recommandation du dernier Prog-résiste.

J’ai failli le regretter, mais failli seulement. Il m’a bien fallu une douzaine d’écoutes pour passer outre l’agacement causé par le chant en italien – la chanson italienne parvenant à l’exploit de m’agacer presqu’autant que la chanson française – et découvrir une musique certes peu originale, mais complexe, très travaillée et donnant lieu à une foule de morceaux de bravoure époustouflants.

La première à laquelle m’a fait penser la musique d’Il tempio delle clessidre, c’est certains groupes de rock progressif des années 1980-1990, comme Galadriel ou Clepsydra, mais également des plus anciens comme Emerson Lake & Palmer ou Van der Graaf Generator. C’est une musique qui déborde de claviers, principalement ceux à sonorité vintage; de ce point de vue, ça me rappelle également le Tardigrade de Simon Says.

Un des tours de force du groupe est d’éviter l’écueil de nombreux groupes récents et d’arriver à sonner moderne malgré cette avalanche de sonorités anciennes. Un autre est sa capacité à placer des soli et des instrumentaux de haut vol à tous les coins de chanson. Y compris par la voix de Stefano Galici qui, s’il m’agace quand même un peu pour les raisons précitées, est capable de performances vocales appréciables, puisant dans un répertoire très lyrique.

Je n’aime pas tout dans cet album; en fait, c’est même pire: je n’aime réellement aucun morceau, juste des – gros – bouts d’à peu près tous. Ce qui m’amène au paradoxe suivant: Il tempio delle clessidre est un excellent album dont je n’aime aucune piste (à part peut-être « Le due metà di una notte », écoutable sur le site MySpace du groupe ci-dessus lié). Cela dit, je ne peux que confirmer la conclusion de Prog-résiste: c’est un album qui peut aussi bien intéresser les amateurs de rock progressif italien comme ceux qui aiment le rock progressif tout court.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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