Infinity 8, tomes 1-3

Infinity 8

À bord du paquebot Infinity, en partance pour la galaxie d’Andromède, la vie se déroule paisiblement, jusqu’à ce que le vaisseau spatial rencontre un immense champ de débris. C’est le point de départ de huit histoires, d’où son titre: Infinity 8.

La trame de chacun des tomes s’articule autour du fait que le capitaine du vaisseau a la capacité de remonter le temps sur une période de huit heures et il peut le faire huit fois. C’est donc le prétexte pour huit aventures, avec huit agents féminins différents.

Publié à l’origine en fascicules, format comics, à raison de trois fascicules par tome, il y a aujourd’hui trois tomes déjà parus sur les huit, chaque fois avec un dessinateur et un scénariste différents: Dominique Bertail et Zep pour « Romance et macchabées », Olivier Vatine pour « Retour vers le Führer » et Olivier Balez et Fabien Vehlmann pour « L’Évangile selon Emma ». Le concept général est né de l’esprit bouillonnant de Lewis Trondheim.

L’idée générale de Infinity 8 est d’avoir une série de science-fiction tendance pulp, avec un décor et un point de départ communs et, à chaque volume une ambiance différente. « Romance et macchabées » donne dans le gore, « Retour vers le Führer » vise la nazisploitation et « L’Évangile selon Emma » oscille entre film de casse et mysticisme.

Si j’aime bien l’idée générale, je suis moins fan de l’exécution. Pour le premier tome, le gore est un genre qui ne me parle pas et donc l’effet tombe à plat. Le deuxième a ses bons moments, mais il prouve surtout que faire des blagues sur les Nazis est un exercice très casse-gueule qui, dans les mauvais jours, ressemble à un sketch de Dieudonné (avec Faurisson en guest).

Le troisième tome est, pour le moment, le plus convaincant du lot. Déjà parce qu’il met en scène un personnage – Emma – pas banal, de par sa foi et par la nature de celle-ci. Aussi parce que c’est le premier tome qui casse – en apparence – les codes de la série.

Une conclusion mitigée, donc, pour ma part. Infinity 8 est un projet intéressant, voire enthousiasmant dans son concept; je suis plus circonspect par rapport à l’exécution. Il y a du bon et du moins bon, mais heureusement plus de bon que de moins bon; je pense que je vais continuer à suivre la série, mais c’est clair que j’en attends déjà plus.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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