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Iron Maiden: The Final Frontier

Je suis un peu embêté pour vous parler de The Final Frontier, dernier album en date d’Iron Maiden. Disons qu’après quelques écoutes, le sentiment principal qui prédomine, c’est mon mantra personnel “la nostalgie, c’est pour les cons”. Killers a été le premier album de métal que j’ai possédé, à peu près à l’époque de sa sortie, et Iron Maiden le deuxième concert auquel j’ai assisté (tournée Somewhere in Time); Iron Maiden, c’est un peu tout ma jeunesse, mais on s’était quelque peu perdu de vue après Seventh Son of a Seventh Son.

Mais bon, trêve de madeleine de Proust, qu’en est-il de ce nouvel album? Deuxième source d’embêtement: The Final Frontier est un mélange entre ancien et moderne, mais pas vraiment le genre homogène. Les éléments du Maiden des temps héroïques – la voix de Bruce Dickinson, la basse si distinctive de Steve Harris et les riffs – se mélangent assez mal avec une production moderne, mais beaucoup trop lisse et des compositions entre le métal classique et efficace et l’épique. Les morceaux sont parfois très longs, souvent entre six et dix minutes, mais sans que ça n’apporte grand-chose à la composition.

Alors, certes, tout n’est pas à jeter dans The Final Frontier; il y a des bons moments et, si on fait abstraction du fait qu’on a connu Iron Maiden bien plus inspiré et innovant, c’est même un album de métal plutôt pas mal. Des morceaux comme “El Dorado”, “Isle of Avalon” (avec son intro à la “Number of the Beast”), sont classiques, mais efficaces et l’épique “When the Wild Wind Blows” qui conclut l’album rappelle la raison pour laquelle Iron Maiden a toujours eu une place à part dans mon p’tit cœur de prog-head (le métal en général ayant plus sa place du côté de mon cerveau reptilien; ça ne se commande pas).

Le problème est qu’on attend mieux de la part d’un des groupes les plus innovants de son époque qu’un album “plutôt pas mal”. Et c’est bien là le souci avec cette saleté de nostalgie: on se retrouve avec des attentes qui tournent souvent à la déception. En toute honnêteté, il me faut tempérer ce jugement par un aveu: je n’ai à peu près rien écouté d’Iron Maiden depuis Seventh Son of a Seventh Son; je reviens au groupe après vingt ans d’absence et j’ai donc raté toute une partie de son évolution. Un fan plus assidu que moi aura peut-être un jugement différent sur ce point.

Cela dit, en relisant ma critique de Killers, je suis frappé par le fait que je le décris comme un album qui “sonne” moderne malgré ses trente ans d’âge et que je ne peux pas vraiment en dire autant pour The Final Frontier. L’Iron Maiden de 2010 apparaît du coup un peu comme un cœlacanthe, un fossile vivant qui a traversé les époques sans trop évoluer. Ça n’ôte pas grand-chose à la qualité intrinsèque de l’album, juste que j’en attendais plus, mieux, ou même autre chose.

Non, vraiment, la nostalgie, c’est pour les cons.

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