Jack Wolfgang, tome 2: Le Nobel du pigeon

Jack Wolfgang, tome 2: Le Nobel du pigeon

Jack Wolfgang, critique gastronomique et agent de la CIA – et accessoirement loup bipède – se retrouve à enquêter sur l’assassinat mystérieux d’un magnat de l’économie chinoise. Se pourrait-il que ce meurtre soit lié à l’attribution du Prix Nobel? Spoiler: oui. D’ailleurs, ce deuxième tome des aventures de Jack Wolfgang s’intitule Le Nobel du pigeon.

Cette série se déroule dans un monde similaire au nôtre, mais où, depuis le Moyen-Âge, certains animaux ont évolué vers la station debout et une intelligence comparable à celles des humains. Le premier tome m’avait laissé une impression mitigée, notamment à cause d’un ton qui ne savait pas trop ce qu’il se voulait, entre sérieux et comique.

Avec ce Nobel du Pigeon, les choses sont plus claires: on est dans le pastiche semi-furry de James Bond dans un contexte contemporain uchronique, avec un agent classieux et séducteur, conscient de son apparence au point de refuser d’avoir avec lui une arme qui déformerait les poches du son costume.

On y retrouve un peu tous les clichés du genre: les multiples lieux – avec un passage obligé au Casino de Monte Carlo – un méchant très méchant avec un plan de domination du monde, des beautés fatales (littéralement), des bons mots et des cascades improbables.

Le lecteur attentif notera sans peine quelques apparitions à l’arrière-plan, comme les héros de Zootopia, Donald et Picsou, les professeurs Tournesol et Champignac, et probablement un gros clin d’œil à Natacha, l’hôtesse de l’air. Et j’ai dû en rater plein d’autres.

J’ai l’impression que le style de Reculé, le dessinateur, s’est quelque peu affiné. Ça reste encore un peu minimaliste par moments, mais il y a du niveau en plus. Le scénario de Desberg est également plus à la hauteur et fait d’ailleurs apparaître, en fin d’histoire, le potentiel pour une suite plutôt explosive.

Le défaut principal de Jack Wolfgang, c’est qu’on reste dans le domaine du pastiche et que ce dernier a ses limites. Certaines blagues sont si éculées qu’elles sont plus navrantes que drôles, mais l’un dans l’autre, le duo maîtrise suffisamment bien son sujet pour que ces moments de gêne soient rares.

Du coup, je peux recommander cette suite plus volontiers que son prédécesseur. C’est très distrayant et assez solide pour vouloir la suite. Si des rôlistes s’en ressentent, il y a là matière pour faire un contexte contemporain un peu barré assez amusant.


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Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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