Collaborations rôlistes

Moi, vous me connaissez? Le jeu de rôle, c’est mon, euh… Enfin, bon. J’aimerais bien que ce soit mon métier. Mais si le jeu de rôle payait, ça se saurait… Il semblerait d’ailleurs que ça ne se sache pas assez, vu le nombre de petits jeunes, naïfs et innocents, qui essayent encore.

Alors bon, croyez-en un Grand Ancien, limite Ludosaure: le jeu de rôle, ça paye pas! Ça n’a même jamais payé. Les gens qui vivent du jeu de rôle dans la francophonie se comptent sur les doigts de la main gauche d’un bûcheron maladroit.

Et non, bande de mauvaises langues, je ne dis pas ça pour garder tout le pognon pour moi. Depuis 1982 (bon anniversaire!) que je rôlise, j’ai déjà contribué à pas mal de jeux, en plus de ceux (= celui) que j’ai écrit, et il a fallu attendre un moment pour que je commence à gagner des sous.

Et puisqu’on en parle, qu’ai-je donc fait, me demandez-vous? Enfin non, vous ne me le demandez pas. Vous vous en foutez, probablement, Et bien c’est pas grave, je vais vous le dire quand même.

Bitume

Le premier jeu dans lequel j’ai mon nom, c’est dans le supplément Acide Formique pour Bitume, de Croc. Oui, la première édition, avec le Stuka en couverture. Ah, c’était le bon temps… J’y avais pondu des règles sur les avions, entre autres.

Bitume est un de mes premiers coups de foudre en matière de jeu, et quand j’y repense, j’ai dû écrire une tonne de matos pour ce truc. Matos qui, fort heureusement pour ce qui me reste de fierté, restera dans des cartons virtuels pour les siècles des siècles, amen.

Animonde

Le second jeu de Croc; que ceux qui s’en souvienne n’oublient pas de demander à l’infirmière leur petite pilule avant de rentrer à l’hospice. Un jeu de rôle non-violent, avec plein d’animaux mignons; au vu des autres jeux de Croc, c’est un échec qui a dû le vexer.

Bref, on retrouve le n’Alias dans L’Arc-en-Ciel des Ténèbres, premier supplément d’Animonde. Il y a même son personnage, un Marchand très commerçant.

Chronos

J’ai dessiné quelques armes pour le jeu de rôle multi-univers de Roboduck, mais j’ai un peu honte…

Lyonesse

Jeu se situant dans l’univers des ouvrages éponymes de Jack Vance et premier (et dernier…) jeu de l’éditeur helvético-genevois Men in Cheese, ma contribution y fut quelque peu différente, puisque j’y ai rédigé quelques-unes des nouvelles illustrant les débuts de chapitres du livre de base (c’est pas difficile, y’a eu que celui-là…).

Si je me souviens bien, une seule a plus ou moins survécu dans sa forme originelle, les deux autres ont été, disons, éditées. C’est le problème auquel on s’expose quand on écrit pour 1) quelqu’un d’autre, 2) dans un style qui n’est pas celui dont on a l’habitude, 3) dans un univers qu’on connaît mal.

Feng Shui

Or donc, Oriflam recherchait un beau jour des gens pour reprendre la traduction de Feng Shui. Pas du luxe, si vous voulez mon avis, mais bon… Donc je me suis proposé. Vous vous en êtes peut-être aperçu, mais j’aime bien Feng Shui. Or, jackpot! j’ai été choisi. Donc, j’ai traduit Mange ça… et … Dans ta face!, Burning Shaolin, Amis du Dragon et plus récemment Les Épines du Lotus.

C’est même un des rares trucs pour lesquels j’ai été payé.

Nobilis

Jeu de rôle anglais mystico-mystique, édité par les p’tits nouveaux de la scène rôlistique helvétique, j’ai nommé « 2 dés sans faces« . Au départ, je ne devais que donner un coup de main à la relecture. C’était sans compter sur le graphiste officiel, qui a décidé de migrer vers le sud (ou quelque chose dans ce goût-là) une semaine avant la date limite.

Devinez qui a repris le bazar? Bon, ça tombait bien, j’étais au chômage à ce moment-là (fin 2001). C’est pour ça d’ailleurs qu’il y a des tableaux qui déconnent: c’est Tonton Alias qui s’est battu (et a perdu) contre les tableaux Word. Et du coup, comme j’étais chaud, j’ai aussi fait la mise en page de l’écran de Nobilis.

Un peu plus tard (genre, 2011), j’ai aussi fait la mise en page de la troisième édition anglaise du jeu, un monstre de 368 pages.

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2 réponses

  1. Menhir dit :

    Pourquoi présentes-tu Animonde comme un échec ? Commercialement, il s’est peu vendu mais, malgrès son ancienneté, je pense qu’il reste dans les mémoire plus que d’autres jeu de Croc (comme Scale ou Heavy Metal).

    • Alias dit :

      Échec, comme dans « s’est tellement mal vendu que Croc a dû arrêter d’être un éditeur indépendant pour entrer chez Siroz ». Pas comme dans « c’est un mauvais jeu que tout le monde a oublié ».

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