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Jour J, tome 38 et 40: Le Dernier Mousquetaire

Jour J, tome 38 et 40: Le Dernier Mousquetaire

Ça faisait un moment que je ne vous avais pas parlé de la série de bande dessinée uchronique Jour J. Non pas que j’avais cessé de m’y intéresser, mais les derniers tomes parus formant des diptyques ou des triptyques, j’ai préféré attendre qu’en paraisse la conclusion pour chroniquer l’ensemble.

C’est le cas de Le Dernier Mousquetaire, histoire en deux tomes centrée sur un certain Charles de Batz de Castelmore, Gascon de naissance et mousquetaire de rang, plus connu sous le nom de D’Artagnan. Eh oui, on oublie souvent que le héros d’Alexandre Dumas est un personnage historique.

Mais, dans cette uchronie, il n’est pas exactement à son avantage: par sa faute, le jeune roi Louis, quatorzième du nom, est assassiné par des agents de la Fronde des Princes. L’Espagne étend alors son emprise sur le sud de la France, laissant au roi Philippe – celui que notre Histoire a connu sous le nom de « Monsieur » – un royaume-trognon, coincé entre les alliés du Très-Catholique roi.

Mais les choses pourraient bien changer avec le retour du Cardinal Mazarin, seul personne capable de fédérer assez d’alliés – voire quelques anciens ennemis, en prime – pour sauver le royaume de France.

Ce diptyque du Dernier Mousquetaire est un des plus convaincants qui m’ait été donné de lire dans cette collection depuis un moment. Le fait qu’il joue sur les codes des textes de cape et d’épée, traitées sur un mode férocement historique et avec des héros vieillissants (Vingt ans après, version réaliste) y est pour beaucoup.

Sans surprise, on y retrouve pas mal de tête connues – dont deux des trois compères – parfois à contre-emploi, mais ça n’en est souvent que plus savoureux.

Jean-Pierre Pécau et Fred Duval sont toujours à la manœuvre scénaristique et livrent une aventure où la grande et la petite Histoire se mêlent étroitement. Politique, sentiments et grandes batailles épiques sont au menu. Pour l’occasion, ils sont rejoints par le dessinateur serbe Vladimir Aleksić, qui se défend plutôt pas mal – même si j’ai l’impression que quelques scènes ont été réalisées un peu vite.

Les amateurs du Grand Siècle et des aventures pleines de panache (et de rhumatismes) y trouveront leur compte. Niveau uchronique, ça a l’air de se défendre, même si – comme souvent dans cette collection – l’accent est plus mis sur la narration que sur l’exactitude historique.

Bref, Le Dernier Mousquetaire forme une bonne paire. D’ouvrages, donc.

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