Kamelot: Silverthorn

Ils ont quand même pas de bol,  les Américains de Kamelot! Ils auraient sorti leur nouvel album, Silverthorn, quelques semaines plus tôt ou plus tard et leur power-métal symphonique n’aurait pas eu à souffrir la comparaison avec le nouveau Wintersun.

Bon, pour être très honnête, Kamelot a beau être un très bon groupe dans son genre, le genre en question commence à être quelque peu élimé sur les bords. Les groupes de métal symphonique, au bout d’un moment, on commence à se dire qu’on les a un peu tous entendus et, hélas, même des pointures comme Kamelot n’échappent pas à cette règle.

Cela étant posé, je mentirais en disant que Silverthorn ne représente pas le haut du panier: même s’il s’appuie sur des recettes connues et surexploitées, il le fait avec un certain flair pour les ambiances épiques et dramatiques et un talent plus que certain dans la réalisation. Comme dit plus haut, Kamelot, c’est de la pointure.

Reste que, même sans aller chercher la comparaison avec les Finlandais furieux précités (que je n’ai écoutés qu’après), ce Silverthorn ne m’a pas tapé dans l’oreille comme Poetry for the Poisoned l’avait fait il y a deux ans. Je le trouve plus convenu, moins pêchu.

Là encore, qu’on ne s’y méprenne pas: je ne dis pas que c’est un mauvais album, voire même un médiocre; il est « juste » bon, alors que Kamelot est capable de faire des choses excellentes. D’ailleurs, il en fait quelques-unes dans cet album, comme l’ouverture « Manus Dei »/ »Sacrimony », « My Confession » « Solitaire » ou « Prodigal Son » (passée l’introduction), mais elles le sont le plus souvent dans le registre de l’exécution, pas du fond.

On notera qu’il existe une version « Box Set » de l’album, que je me suis fait refiler un peu à mon corps défendant, et qui contient un petit bouquin contenant la nouvelle Silverthorn, une histoire de mort et de secrets inavouables, qui sert de support au concept de l’album, ainsi qu’un CD bonus contenant une version instrumentale de l’album. Ce dernier fleure d’ailleurs bon l’arnaque, puisqu’il ne s’agit que du même album sans le chanteur; on a même droit aux chœurs et aux parties narratives, bonjour le bonus petit-bras!

En résumé, c’est un album qui plaira plus aux amateurs de power-métal symphonique qu’aux chantres du progressif à tout crin (voire crincrin, quand il y a du violon). Personnellement, je trouve que c’est un peu dommage, mais ça ne doit pas non plus gâcher la fête de ceux qui aiment ça.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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4 réponses

  1. C’est pas si bête une version instrumental sans chanteur. Ça coûte pas cher et c’est parfois aussi bien que la version originale. Combien de morceaux n’écouté-je que pour l’intro jusqu’à ce que le chanteur-gueuleur ne vienne tout casser ? Ça doit d’ailleurs bien concerner un tiers des CDs que tu chroniques ici, dont Wintersun.

    Bon, on va écouter ça…
    Krysztof von Murphy Articles récents…« Les cahiers de l’Admin : Debian Squeeze » de Raphaël Hertzog & Roland MasMy Profile

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