Karibow: Holophinium

Karibow: Holophinium

Il y a des groupes comme ça, qui sortent comme de nulle part malgré vingt ans d’existence et qui vous explosent à la gueule avec un album de grande tenue. C’est le cas de la formation allemande Karibow et de Holophinium un double CD découvert grâce à Neoprog – en toute logique, puisque le groupe est fermement ancré dans ce style musical.

Quand je dis “fermement ancré”, il faut comprendre qu’il n’est pas représentatif de l’approche la plus innovatrice du néo-prog, qui en lui-même n’est pas non plus le sous-genre le plus radical de la galaxie prog. En d’autres termes, on est loin de la démarche d’un Frost* et plus proche de celle d’un Marillion récent ou de Pendragon. Ou Saga, mais on y reviendra.

Il paraît que Holophinium est un concept-album. Il faut le savoir, parce qu’à l’écoute, ce n’est pas évident du tout. À part peut-être au format, avec ce premier CD avec dix pistes et cinquante-six minutes, intitulé “The Fragments”, et “Letters from the White Room”, le deuxième, censé former une suite de sept pistes et trente-six minutes. Encore que rares sont les pistes qui dépassent les six minutes.

La particularité de cet album est que Karibow s’est adjoint les services d’une palanquée d’invités, au premier rang desquels – OK, c’est le seul que j’ai reconnu – on trouve Michael Sadler, chanteur de Saga, qui livre une très belle prestation sur “River”. Ce qui n’empêchent pas les autres musiciens – au premier rang desquels le multi-instrumentiste Oliver Rüsing, fondateur du groupe – d’assurer plus que le nécessaire: il y a du métier et ça se sent.

Au reste, si je peux donner l’impression de dauber sur le côté néo-prog lambda de cet album, il ne faut pas oublier qu’au début, je l’ai qualifié comme étant “de haute tenue”. Je persiste et signe: malgré un évident manque d’originalité, Holophinium est un album qui tient magnifiquement la route et qui compense par une maîtrise indéniable des codes du genre.

C’est aussi un album qui est très homogène, en ce qu’il y a somme toute assez peu de morceaux qui se détachent comme particulièrement bon. En fait, tout l’album est particulièrement bon. Les amateurs de rock progressif, tendance neo-prog, devraient donc se jeter sur cet Holophinium et son heure et demie de musique de haute qualité.

Bonus: le trailer de l’album

https://www.youtube.com/watch?v=P5cn9BMvf0M

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