Katatonia: Dead End Kings

Vous savez que vous aurez un problème pour chroniquer un album si, au bout de quelques minutes, vous vous dites « il est pas mal, le nouvel Anathema », avant de vous rappeler que vous l’aviez déjà chroniqué il y a plusieurs mois et que, ce que vous écoutez à l’instant, c’est Dead End Kings, le dernier Katatonia.

Après, soyons clair, ce n’est un problème que dans deux cas de figure: si vous n’aimez pas Anathema (auquel cas il y a peu de chance que vous le trouviez « pas mal ») ou si vous devez chroniquer l’album; pas de bol pour ma pomme!

Katatonia donne dans un genre aux confins du doom, du métal progressif et du rock progressif, une musique qui est composée d’ambiances grisâtres traversées d’éclairs de lumière, de guitares plombées et de claviers aériens et, pour faire bonne mesure, de duos vocaux masculins/féminins. Oui, comme Anathema. Vous comprenez pourquoi cette chronique est problématique?

Résumons: nous avons un groupe qui fait du Anathema, ce qui est Mal (pas en soi, hein? Juste le fait que ça fait copie), mais qui le fait bien, ce qui est Bien. Il le fait même très bien, ce qui est d’autant plus frustrant.

Je ne peux pas dire mieux: si on aime Anathema et qu’on n’a pas peur d’écouter quelque chose qui sonne furieusement comme un clone de son groupe préféré, Dead End Kings est un excellent album.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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