Kauan: Aava Tuulen Maa

Allez hop! Une nouvelle fournée d’obscure ambiante atmosphérique bizarre borderline métal venue d’ailleurs avec le groupe russe Kauan et son album Aava Tuulen Maa. Originaire de Chelyabinsk, voici un groupe qui ne dépareillera pas entre Agnost Dei et Fromuz, sinon que sa musique est quand même radicalement différente des deux précédents.

La musique de Kauan est à rapprocher des premiers efforts d’Alcest ou même des parties les plus calmes de groupes comme Agalloch en ce sens que c’est un style à mi-chemin entre le folk et le post-rock. Cela donne concrètement une musique atmosphérique, mélancolique, avec des morceaux plutôt long (un peu moins de dix minutes de moyenne) à la construction complexe, accompagnés de chants éthérés en russe.

De façon générale, l’orchestration des morceaux de Aava Tuulen Maa est en grande partie acoustique, mais avec quelques passages plus électriques, comme dans « Fohn » ou certains passages de « Sokea Sisar ». Avant de se lancer dans cette aventure plutôt folk, Kauan avait un passé métal qui ressort assez nettement par moments, mais ce sont quand même les passages atmosphériques qui dominent, hantés notamment par le violon de Lubov Mushnikova (une des deux membres permanents du groupe, avec Anton Belov aux chants, guitares et claviers).

Si vous êtes à la recherche de nouveaux paysages sonores, Kauan a à mon avis un excellent mélange entre l’exotisme des ambiances slaves (ça nous change un peu des Nordiques) et le terrain plus connu des styles post-rock, doom métal ou folk. Big up, comme disent les djeunz de nos jours, à Progressive Area pour m’avoir fait découvrir ce petit bijou.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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3 réponses

  1. Sabat dit :

    Superbe musique, très ambiant à vrai dire… La mélancolie qui s’en dégage me rappelle ANATHEMA… Existent-ils encore???

  2. odyssee dit :

    c’est avec leur premier album lumikuuro que j’ai découvert que voix death ne rimait pas forcément avec brutal.. ensuite j’ai découvert Agalloch
    on peut dire qu’ils m’ont ouvert une porte vers une musique quesans eux je n’aurais jamais écoutée

    au fil des albums, ils deviennent de plus en plus ethérés, le dernier Kuu est d’une étrange beauté cristalline, sans plus aucune voix death

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