Knight and Day

Knight and Day

Le hasard a voulu qu’à une semaine d’intervalle, nous regardions deux films qui ont maintenant quelques années et qui, chacun dans leur genre, présentent une relecture du film d’action/espionnage à la James Bond plus sous le signe de la comédie que du thriller. Le premier, c’est Knight and Day.

L’essentiel du film repose sur l’opposition entre le beau et ténébreux agent secret, interprété par Tom Cruise, et la belle et innocente semi-potiche de service que joue Cameron Diaz, qui se retrouve impliquée par hasard dans une affaire compliquée et potentiellement mortelle.

Au centre de l’intrigue, il y a un MacGuffin: une source d’énergie inépuisable, et son génial inventeur quelque peu autiste. Mais, à vrai dire, on s’en fout un peu: comme tout MacGuffin qui se respecte, c’est surtout le prétexte pour des bagarres homériques qui mettent en valeur le côté « combattant ultime » de l’agent secret. Cela dit, le personnage de la potiche prend du galon au fur et à mesure de l’aventure, ce qui est toujours bienvenu.

Knight and Day est un de ces films qui pourrait être oubliable s’il se prenait au sérieux. J’y suis d’ailleurs entré à reculons en craignant ce cas de figure. Fort heureusement, ce n’est pas le cas: le film joue très vite la carte du pastiche et utilise quelques figures de style fort amusantes, notamment lorsque l’agent secret explique posément ce qui va se passer juste avant que les choses se déroulent exactement comme prévu. Il y a aussi des ellipses narratives d’un fort beau gabarit.

Il ne faut pas s’attendre à un chef d’œuvre profond et subversif: les méchants perdent par où ils ont péché, les gentils gagnent et s’en vont dans le soleil couchant. Presque littéralement, d’ailleurs. Mais c’est rigolo à voir et, pour les rôlistes (au hasard, les joueurs de Feng Shui), il y a des idées à reprendre pour les bagarres absurdes et les situations impossibles.

Bonus: la bande-annonce du film

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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3 réponses

  1. Rappar dit :

    C’est vrai que ce film m’a bien fait marrer par ses artifices du « surhomme invincible qui réussit tout », même sorte de plaisir qu’on retire à la vision des « Jack Reacher » (eh, c’est peut-être le 2e film dont tu vas parler?) 🙂 Le gag qui me fait marrer à chaque fois, c’est quand les méchants sont les uns derrière les autres, et que le dernier méchant de la file est attrapé par un lasso, et happé hors-champ, puis le nouveau dernier de la file, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il ne reste que le chef 😉

  2. C’est d’autant plus dommage de voir les autres choix de Tom Cruise, gâchés par une écriture faible, comme Oblivion, ou par ce qui semble être de l’auto-promo égoïste (toute sa filmo des dernières années). Le p’tit bonhomme ayant jadis fait de bien belles choses.
    patatedestenebres Articles récents…Aux origines de l’Egypte, de Béatrix Midant-ReynesMy Profile

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