Kobra and the Lotus: Prevail (I & II)

Kobra and the Lotus: Prevail (I & II)

Quand on pense “groupe de metal avec une chanteuse”, on associe souvent “metal symphonique à la Nightwish“. Dans le cas de Kobra and the Lotus, groupe canadien au nom atypique qui vient de sortir un double album intitulé Prevail, on assez loin des standards nordiques du genre.

Bon, on ne va pas se mentir non plus: sur Kobra and the Lotus, on peut assez facilement trouver des accents nightwishiens. Mais des accents seulement: la base de cet album, c’est plutôt le power-metal à l’européenne, avec quelques touches symphoniques et quelques touches prog.

Techniquement, Prevail I et II sont bien deux albums. Et pas des petits, non plus: dix pistes et quarante-cinq minutes pour le premier, douze pistes et cinquante-trois minutes pour le second. Les titres sont courts: rares sont ceux qui dépassent les six minutes.

On ne va pas non plus se mentir sur un autre truc: le power-metal de Kobra and the Lotus, c’est du classique de chez classique, dopé au classique, avec des vrais morceaux de classique dedans. Par “classique”, j’entends “power-metal classique”, donc; je précise, pas que vous vous attendiez à de la musique de chambre, non plus.

Quelque part, la seule originalité du groupe, c’est la présence de Kobra Paige. Cela dit, ce n’est pas seulement la chanteuse du groupe, elle est également compositrice et, dans un rôle comme dans l’autre, on ne peut pas dire qu’elle fait les choses à moitié.

Et c’est là la vraie force de Kobra and the Lotus: c’est certes du déjà-entendu, mais c’est réalisé avec application et, souvent, avec talent. En plus de la chanteuse, les musiciens sont loin d’être des quiches et la production est au taquet.

On a donc de vraies belles pistes qui poutrent, comme “Gotham” et “Triggerpulse”, qui ouvrent le bal, ainsi que l’impressionnant “Specimen X (Mortal Chamber)” et “Human Empire”. On y trouve même quelques instrumentaux (“Check the Phryg” ou “Ribe”, notamment).

Prevail est un double album qui ne révolutionnera pas le genre – aucun genre, en fait – mais qui se laisse écouter plutôt volontiers et réserve des solides moments de secouage de cheveux. Les moments faibles sont rares et, à condition de ne pas trop en attendre, c’est un double album fort sympathique. Peut-être un peu long, mais ce n’est pas critique non plus.


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Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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