“La chambre mortuaire”, de Jean-Luc Bizien

Je me dois d’avouer en préambule que c’est mon rôliste intérieur qui m’a fait prendre La chambre mortuaire au kiosque de la Gare de Lyon. En effet, ce roman policier est signé Jean-Luc Bizien, auteur d’Hurlements, entre autres.

Bonne pioche! Sans être un chef-d’œuvre, c’est une lecture plaisante, principalement pour son ambiance. L’histoire suit une jeune anglaise, Sarah Englewood, qui est engagée par Simon Bloomberg, aliéniste atypique dans le Paris des années 1880. Autour de ce dernier, de sa femme égyptologue et de son hôtel particulier aux faux airs de pyramide, une sombre histoire se trame.

Ambiance, donc; maître-mot de l’ouvrage, plus encore que l’intrigue. Une ambiance à base d’un Paris de la fin du XIXe siècle, où s’entrechoquent modernité et archaïsmes, classes populaires et bourgeoisie à la respectabilité discutable, raison et occultisme. L’écriture est également au diapason de l’époque, même si j’ai cru relever quelques anachronismes.

La trame suit principalement le personnage de Sarah, œil extérieur qui, malgré elle, devient partie prenante, mais également d’autres protagonistes, un peu à la manière du roman américain. Cela renforce (un peu artificiellement) le suspense sans générer de confusion, ce qui est toujours agréable. Cela dit, l’intrigue de base reste assez simple, malgré des faux-semblants, et la révélation finale a réussi à me surprendre.

La chambre mortuaire est en conclusion un roman à la lecture agréable pour qui apprécie les ambiances “victoriennes”. À peu près tout rôliste qui se respecte ne manquera pas d’y trouver la trame d’un scénario pour son jeu d’époque préféré: Castle Falkenstein, Maléfices ou même Cthulhu.

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