La copie numérique légale, ç’aurait pu être une bonne idée

C’est la période des achats de Noël. Bon, d’accord: à moins d’être très en retard, c’était la période des achats de Noël. Bref. J’ai donc acheté comme cadeau à ma chère et tendre le DVD d’un film de superhéros dont je tairai le nom, mais que j’avais chroniqué dans ces pages (je ne risque pas grand-chose: Isa ne lit pas mon blog; en plus, il était sur sa wish list, donc au temps pour la surprise).

Histoire de faire mon moderne, j’ai acheté la version DVD/Blu-Ray/copie numérique, sous le fallacieux prétexte qu’il ne coûtait que dix francs de plus. Las! C’était avant que je ne lise un billet sur le sujet, dont le titre résume bien le problème: En théorie c’était bien, en pratique ça l’est moins…

Je vous la fais courte: la copie en question est dans un format abscons, truffé de protections débiles, nécessite l’inscription à deux services en ligne différents fort fouineurs et, en plus, un programme spécifique qui envoie furtivement plein de données que l’on imagine personnelles sur des serveurs externes. Comme le résume fort bien l’auteur: FAIL.

Un jour ou l’autre, il faudra quand même qu’on songe à résorber la fracture numérique. Pas celle entre les pays du Nord et ceux du Sud, mais celle entre les utilisateurs de nouvelles technologies et les décideurs, gouvernementaux ou corporatifs, dans ce même domaine, qui visiblement ne comprennent absolument rien à rien.

Quant à moi, j’ai presque hésité à ramener l’objet du délit, mais je n’ai plus le ticket de caisse (et, pour une fois, je m’y étais pris en avance pour les achats, donc la date de retour est largement passée). Tant pis: au pire, je me ferai ma propre copie numérique à coups de Handbrake, ou équivalent.

Avec un bandeau sur l’œil et une bouteille de rhum à portée de main.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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2 réponses

  1. Ciryon dit :

    éviter les DRM tu veilleras 🙂

  2. Stephane dit :

    Ripper un DVD est plus rapide, plus facile et donne un meilleur résultat (avec les bons outils). Tu a déjà payé le droit d’auteur pour ce film, ne te prive donc pas de ton droit d’en disposer à ta convenance.

    je sais que ces gros ripous de distributeurs essayent de faire un grand-écart, d’un côté en insistant sur le « droit de propriété intellectuel » et le fait que tu achète « une licence d’utilisation » de l’œuvre et, d’une autre côté insister sur le fait que le média que tu a acheté est, en fait, l’œuvre en question (i.e. no reproductible) mais c’est pas parce qu’ils ont des tonnes de mauvaise foi qu’il faut les croire.

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