La viande, c’est la force (Boulet: Notes 3)

Ça fait depuis ce matin que je me creuse le ciboulot pour arriver à trouver les superlatifs susceptibles de décrire adéquatement le pur génie contenu dans ce troisième volume des Notes de Boulet, sobrement intitulé « La viande, c’est la force« . J’ai beau conjurer mon imagination, d’ordinaire débordante quand il s’agit d’écrire des bêtises, ainsi que mes nombreux catalogues d’hyperboles geekesques, je sens qu’il est temps de déclarer forfait.

Il est des champs de bataille qu’il faut savoir quitter la tête haute. Je crois que l’on doit proclamer que le sieur Boulet (Gilles Roussel pour l’état civil) est une forme d’avatar créatif transcendant les genres bédéistiques, à la fois dieu des arts et humain dans ses passions. Une quintessence, le mot est lâché.

Ahem.

Il faudrait que j’arrête la bière de corps de garde après 22 heures, moi…

Mais bon, j’avais promis une critique dithyrambique, c’est chose faite. Maintenant, pour aller un peu plus profondément dans les détails, ce troisième volume continue la formule des deux précédents et que l’on pourrait résumer par « la version en arbres morts du blog ». Cela ne va peut-être pas aider ceux qui ne lisent pas son blog (et qui devraient être honnis jusqu’à l’antépénultième génération de leur lignée, au moins).

Il s’agit en fait de petites saynètes, reflets plus ou moins romancés de la vie quotidienne de l’auteur, de ses pensées, réflexions et autres délires. États d’âmes sur la déchéance physique, comparaison du métier de dessinateur avec le destin de Faust, biographie de l’auteur de Bali-Balo, rêves plus ou moins foireux et autres instantanés de la vie parisienne, il y a un peu de tout dans ce recueil – à part peut-être les voyages, très présents dans les précédents ouvrages et absents ici.

Ce n’est pas très sérieux (enfin, rarement), mais c’est souvent très bien senti. Bon, le fait que je me retrouve dans un (trop) grand nombre de ses interrogations aide beaucoup. Dans tous les cas, si vous avez déjà les deux autres, ce tome trois ne déparera pas votre bibliothèque; dans le cas contraire, achetez les trois et rajoutez le flux RSS dans vos marque-pages. Le seul défaut de Boulet, c’est qu’il est trop connu et qu’on ne peut pas obtenir une dédicace sans devoir passer trois plombes au milieu d’otakus.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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1 réponse

  1. ikaar dit :

    Exactement le même avis. je suis le blog, j’avais lu les 2 premiers. Le 3e est à la fois hilarant et poétique par moment, avec toujours un regard ciselé et emprunt de recul sur le monde dans lequel il/on vit.

    Bref, Boulet, c’est vraiment du bonheur en barre(ou en livre plutôt) et le format du bouquin permet de tout (re)lire d’un coup sns se niquer les yeux sur l’écran.

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