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Lazuli: Le fantastique envol de Dieter Böhm

Lazuli: Le fantastique envol de Dieter Böhm

Parmi les nouveautés attendues de cet automne 2020, il y a Lazuli et Le fantastique envol de Dieter Böhm. Album doublement attendu en ce qui me concerne, après un Saison 8 qui ne m’avait pas entièrement convaincu. Là, le groupe corrige le tir de fort belle manière.

Lazuli est un groupe français dont la musique est classée en rock progressif, mais qui peut tout aussi bien s’apparenter à de la world-music. On peut le comparer avec les albums les plus récents de Peter Gabriel, avec un goût pour les instruments inhabituels et une des rares voix françaises que je surkiffe.

Si Le fantastique envol de Dieter Böhm semble avoir un format plutôt classique – neuf pistes de moins de sept minutes, un peu moins de trois quarts d’heure – il faut savoir que c’est un concept album. On a donc souvent des morceaux qui s’enchaînent avec peu ou pas de transitions.

Quelque part, je pourrais reprendre ici les mêmes critiques que j’avais adressées à Saison 8, à savoir que Lazuli reste dans son registre habituel. Sauf qu’il y a l’aspect « concept-album » et que ce dernier est ici particulièrement maîtrisé.

De même, si Le fantastique envol de Dieter Böhm ne comporte une fois encore pas de vrai moment fort (à part peut-être « L’envol » et le final de « Dans les mains de Dieter »), il ne compte, de nouveau, pas de moment faible non plus.

Sa force se révèle dans son ensemble, dans l’homogénéité des compositions, les enchaînements et le travail sur les thèmes musicaux qui se retrouvent d’un bout à l’autre de l’album. En fait, il me fait beaucoup penser à 4603 battements, qui est un de mes albums préférés du groupe; j’y retrouve le même sentiment d’unité.

Il s’éloigne aussi de certains thèmes habituels du groupe, des questions d’actualité traitées souvent avec rage. Ici, Lazuli joue plutôt sur le registre de la poésie et de la mélancolie. Le groupe garde cependant toujours son énergie communicatrice.

Mais au fait, de quoi parle Le fantastique envol de Dieter Böhm? Mon avis personnel, sans tricher (c’est-à-dire sans lire d’interviews ou rien), c’est qu’il s’agit d’une déclaration d’amour aux fans. Les chansons comme des bouteilles jetées à la mer, Dieter Böhm qui en trouve une et qui s’envole…

En fait, Dieter Böhm, c’est nous.

Je me fais peut-être des plans, mais ce n’est pas très grave. De toute manière, juste merci. Merci à Lazuli de nous donner des ailes, de faire des albums aussi beaux et aussi justes que Le fantastique envol de Dieter Böhm. Musicalement, il est splendide, les paroles sont aussi exceptionnelles, bref c’est un des tous meilleurs albums de 2020.

Bonus, la vidéo live in studio de « Mers lacrymales », avec le groupe qui fait des bêtises à la fin

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