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Le Buron des Joueurs 2020

Le Buron des Joueurs 2020

J’écris ces lignes le vendredi soir, dans un car entre Clermont-Ferrand et Saint-Étienne, en route pour Lyon. Parce que le Buron des Joueurs, c’est bien, mais c’est compliqué pour y aller. Et pas seulement quand on n’est pas motorisé.

Mais commençons par le commencement: le Buron des Joueurs, c’est une « retraite ludique » au fin fond du Cantal, en Auvergne. Comme son nom l’indique, elle se déroule dans un buron, à savoir une bâtisse d’alpage. Je vous avais déjà parlé de l’édition précédente et, cette année, pandémie ou pas, nous avons remis le couvert. Littéralement.

Cette année, il y avait un peu plus de monde: neuf joueurs en tout, dont les quatre précurseurs, plus une famille de quatre (et leur jeune chien très foufou) qui nous a rejoint pour les premiers jours. Cette année également, le séjour a commencé dès le lundi matin.

Le Buron des Joueurs 2020, 3-7 août 2020. Montée vers le Buron de Fumade Vieille. Photo: Stéphane Gallay, sous licence Creative Commons (CC-BY)

Et un séjour au buron, ça se mérite: ça commence par une bonne heure de grimpette par des chemins caillouteux. Heureusement, nos bagages sont acheminés séparément. Et heureusement aussi, l’orage annoncé a finalement eu pitié de nous.

Disons les choses ainsi: les participants ne sont pas exactement des perdreaux de l’année. Si l’on excepte le fils adulte d’un des participants et les deux enfants de la famille précitée, l’âge moyen est plus près de cinquante que de quarante. Et s’il y a quelques randonneurs dans le lot, la plupart d’entre nous n’est pas très adepte des chemins de montagne.

Mais une fois arrivés au but, le Buron de la Fumade Vieille, à près de 1 400 m d’altitude, le site et la vue réconfortent les pieds endoloris et les poumons en feu.

Le Buron des Joueurs 2020, 3-7 août 2020. Vue depuis le Buron de Fumade Vieille. Photo: Stéphane Gallay, sous licence Creative Commons (CC-BY)

Une fois posés, la retraite ludique proprement dite commence. « Retraite », parce qu’on est vraiment loin de tout, y compris des réseaux GSM et « ludique » parce qu’on y joue beaucoup. Jeu de rôle, mais aussi wargames et jeux de plateau plus classiques.

Pour ma part, j’ai fait du For The Queen, du Miskatonic University, ainsi que du Cthulhu Gumshoe dans le Shanghai des années 20 et même (encore) une incursion dans Glorantha. Il faut dire que le noyau dur des buronistes est composé de gloranthaphiles hardcore, ce qui fait que les conversations tournent beaucoup autour du monde créé par le regretté Greg Stafford. J’ai aussi mené du Freaks’ Squeele, avec le classique scénario d’introduction.

Au niveau des autres parties, il y a eu, en jeu de rôle, Insectopia et, en wargame, A Distant Plain, sur l’Afghanistan contemporain et quelques autres. On avait prévu plein d’autres trucs – notamment, j’aurais bien aimé tester les nouvelles règles d’Erdorin:2300 – mais on a eu moins de temps que prévu.

Le Buron des Joueurs 2020, 3-7 août 2020. Partie de “Tales from the Wood” (Glorantha motorisé HeroQuest). Photo: Stéphane Gallay, sous licence Creative Commons (CC-BY)

Il y a également eu quelques « veillées », où les participants partageaient une lecture qui les avaient marqué. Entendons-nous bien: ce genre de discussion est monnaie courante, mais les veillées étaient l’occasion de développer le sujet un peu plus.

Un autre aspect important du Buron des Joueurs, c’est qu’on y mange bien. Peut-être un peu trop, d’ailleurs: Auvergne oblige, c’est beaucoup de pommes de terre, de charcuterie et de fromage. En plus du vin apporté par un des participants, vigneron de son état. Bon, on a été raisonnable: il y avait aussi beaucoup de salades et de fruits (plus des aliments compatibles avec les végétariens et végétaliens présents).

J’aimerais bien équilibrer ce billet en citant les points négatifs, mais je n’en vois pas beaucoup. Certes, il y a l’éloignement – et la grosse heure de grimpée et de descente pour accéder au bazar – qui rend l’événement un peu plus compliqué quand on n’est pas motorisé, mais ça se gère. Il y a peut-être aussi qu’avec entre neuf et treize personnes (plus un chien), le buron était pas très loin de sa capacité maximale, mais là encore, rien d’ingérable.

Le Buron des Joueurs 2020, 3-7 août 2020. Vue depuis le Buron de Fumade Vieille. Photo: Stéphane Gallay, sous licence Creative Commons (CC-BY)

Y aura-t-il un Buron des Joueurs l’année prochaine? Sans doute – si les grands méchants virus ne nous bouffent pas – mais le format dépendra un peu du monde qui s’y intéresse. Si, soudainement, nous nous retrouvons à 20-30 au lieu d’une dizaine, ça sera plus compliqué pour la retraite ludique, mais il existe d’autres options.

Vous pouvez retrouver une galerie d’une quarantaine de photos sur Flickr.

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