« Le Club des Maris », de Sébastien Gollut

« Le Club des Maris », de Sébastien Gollut

Acheté sur un coup de tête, lors du dernier rendez-vous genevois des Mercredis de la SF, Le Club des Maris, de l’auteur suisse Sébastien Gollut, est une sorte de conte cruel, entre absurde et fantastique, qui parle de chiffres, d’entreprises, de femmes, d’alcool et d’un club très particulier.

Disons les choses ainsi: ce bouquin est truffé de défauts, mais je l’ai plutôt bien aimé. Déjà, il se lit vite, Ce qui est normal, vu son petit format, mais c’est aussi à porter au crédit de l’écriture de son auteur, qui sait faire monter la tension.

Le défaut principal, c’est que c’est un roman à chute, mais cette chute arrive un peu de nulle part, sans qu’aucun indice ne transparaisse avant les toutes dernières pages.

Ensuite, il y a plein de pistes qui ne sont pas explorées, des questions qui restent sans réponses; en soi, ça pourrait ne pas poser de problèmes, mais quand il n’y a pas d’indices sur la vraie chute et plein qui ne mènent nulle part, c’est plus gênant.

Néanmoins, l’histoire fait le travail: l’impression d’angoisse monte en puissance au fil des pages, au fur et à mesure où son protagoniste, le comptable Georges Doucet, plonge dans l’absurde d’un club dont il n’a pas vraiment choisi de devenir membre et qui s’impose à lui, qu’il le veuille ou non.

Ce n’est pas le roman du siècle – ou plutôt la novelette, au vu de la taille, mais il est plaisant à lire. Il y a de bonnes idées et une écriture plutôt alerte au service d’une ambiance stressante.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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