Campagne Lupanar: le sexe fait vendre

Le rôliste face à la sexualité (allégorie). Dessin de Psychée.

Le rôliste face à la sexualité (allégorie). Illustration: Psychée.

Quand j’y pense, je dois avouer que le côté spectaculairement putassier de la campagne lupanar me fait un peu peur. Un peu. Je vais être très honnête: c’est une des raisons qui m’a poussé à développer cette campagne. Si je veux avoir une chance de sauver Tigres Volants de l’obscurité ludique où il s’enfonce doucement, il faut que j’arrive à produire une campagne qui marque les esprits (qui a dit « traumatise »?).

D’un point de vue (un peu) moins marketroïde, cette campagne lupanar est complètement dans l’esprit Tigres Volants, en tous cas tel que je me l’imagine: voyages interstellaires, lieux exotiques, chocs culturels en rafale, personnages caractériels, et, euh… sexe. Tiens, c’est marrant comme on y revient toujours. Ça a peut-être un rapport avec le créateur de l’univers, si ça se trouve.

Cela dit, soyons clair: si Tigres Volants a clairement une composante « sexe » marquée et assumée (entre une ville de Paris qui a érigé le BDSM en règles sociales et l’intégralité de la culture atlano-eyldarin qui, à la question « préférence sexuelle », répond en général « oui »), ce n’est pas une excuse pour donner dans le porno trash. J’ai des standards.

La campagne lupanar devrait être avant tout une campagne; le côté lupanar est là surtout pour le décor.

Par contre, ça va être une excuse pour user (et abuser) d’illustrations érotiques. Ça tombe bien: j’ai des illustrateurs qui aiment ça. Surtout une.

Or, s’il y a un élément sur lequel j’aimerais bien revenir et que je souhaite améliorer dans la gamme Tigres Volants, c’est bien la direction artistique. Du coup, je vais essayer d’une part de m’y prendre plus tôt que d’habitude – genre, maintenant – même si les textes sont loins d’être finis et, surtout, d’être plus exigent sur la qualité et la cohérence artistique de l’ensemble. Je vais tenter d’avoir moins d’illustrateurs, peut-être aussi moins d’illustrations. Moins, mais mieux.

Une idée sur laquelle je me tâte un peu (tant qu’à rester dans le scabreux), c’est de laisser les artistes se lâcher dans un premier temps. Genre, « voici le thème, voici quelques éléments et des idées vagues d’illustrations, faites donc des crobards sur ce qui vous tente et après on discute. » Ça implique que lesdits artistes soient d’accord, ce qui, en général, implique qu’ils soient enthousiastes sur le projet (ou sérieusement désœuvrés).

J’aime bien bosser avec des artistes enthousiastes. Note pour plus tard: enthousiasmer des artistes.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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8 réponses

  1. psychee dit :

    Comment enthousiasmer des dessinateurs?
    Des dessins de jolies nanas érotiques de partout, des salaires mirobolants, et éventuellement de la bonne bière belge à profusion -mais hors des heures de taff, sinon, c’est foutu, sauf si tu aime le style Cubisme.

    • Alias dit :

      Soyons égalitaire: du cheesecake certes, mais il faudra aussi du beefcake, voire du cheeseburgercake (terme que je viens d’inventer pour désigner les pin-ups de créatures androgynes).

  2. Cuchulain dit :

    Hum si toutes les jeunes femmes de cette campagne on un air aussi aguicheur que l’avatar de Psychée les pages de la campagne risquent de coller après lecture 😉

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