Le symphonique est à la mode

Ces temps-ci, en rotation intensive sur la platine de tonton Alias: AyreonThe Human EquationTherionLemuria/Sirius BNightwishOnce; et IQDark Matter.

Si vous n’aimez pas le grandiose, le mégalo et les morceaux de dix minutes (voire plus, si affinités), passez votre chemin!

The Human Equation, de Ayreon. Ceux qui connaissent l’oiseau savent que c’est un mégalo; les autres sont prévenus. Ça donne dans le métal progressif, c’est un double album concept racontant les conflits d’un homme dans le coma, en proie à ses propres démons. Entre autres voix, on retrouve Devin Townsend et surtout James LaBrie (Dream Theater), qui a visiblement du temps dentre deux albums pour un projet solo ou douze.

Beaucoup plus métal, mais dans un registre plus proche de l’opéra (pensez à un croisement contre-nature et sauvage entre Manowar et Carmina Burana), on trouve Therion et son double album Lemuria/Sirius B. Du gros son qui tache agrémenté de choeurs lyriques et d’une production pour gros-bills. On sent un peu la grosse inspi lovecraftienne (Call of Dagon), voire Hellboy.

Tout nouveau tout chaud: Once, le petit nouveau de Nightwish. Pour les gros ignares, Nightwish est le groupe finlandais sur lequel ont pompé Evanescence (ainsi que sur les Italiens de Lacuna Coil, mais c’est une autre histoire). Bon, c’est un peu méchant pour Evanescence, mais j’aime bien lâcher des méchancetés, comme ça, par pur plaisir. Pour préciser, un métal mélodique et qui, lui aussi, penche vers le lyrique, avec en plus une chanteuse… je ne vous dis que ça.

Enfin, il y a IQ: un des rescapés du deuxième Âge d’Or du prog (1983-88), faisant partie de la Bande des Quatre (Marillion, Pendragon, iQ et Twelfth Night) du néo-progressif britannique. Leur nouvel album, Dark Matter, est — pour reprendre l’imagerie maoïste — un Grand Bond en Arrière; ce n’est pas forcément un mal: dans le cas présent, ça tient du retour au sources. Cinq morceaux, dont un de douze minute et un autre de 25: pas de doute, c’est du prog…

Le seul gros défaut de ces albums, ce qu’on n’a pas vraiment le ou les albums de l’année. C’est bien fait, plaisant et tout, mais ça ne révolutionne ni le genre, ni le groupe: Ayreon fait toujours de l’Ayreon, Therion du Therion et pareil pour Nightwish et IQ. Est-ce un mal? Pas forcément, mais j’aime aussi être surpris, de temps à autres.

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