« Legion: Skin Deep », de Brandon Sanderson

"Legion: Skin Deep", de Brandon Sanderson

L’homme le plus schizophrène du monde est de retour; ensemble, ils combattent le crime! C’est ainsi qu’un esprit taquin(= moi) pourrait résumer Legion: Skin Deep, deuxième novelette de Brandon Sanderson mettant en scène Stephen Leeds et toute sa fine équipe face à des mystères improbables. Équipe qui n’existe que dans sa tête – en théorie.

Dans cette deuxième histoire, Stephen est contacté par téléphone une de ses connaissances, star de hip-hop ratée mais millionnaire accompli, dont un des récents investissements menace de partir en catastrophe. En très résumé, il s’agit de retrouver le cadavre d’un développeur dont le corps contiendrait une découverte majeure en matière de stockage de données. Ou un virus qui cause le cancer, c’est selon.

L’énigme abracadabrante qui sert de fil rouge à l’histoire est certes amusante, mais le fond de ce Skin Deep, c’est la relation entre Stephen et ses Aspects – ses personnalités – qui ont tendance, d’une part, à avoir leur vie propre et, d’autre part, à interagir de plus en plus avec le monde réel.

Ainsi, l’analytique Ivy semble s’être mise en couple avec JC, l’ex-SEAL, alors qu’Audrey semble se rendre compte qu’elle n’est qu’un fragment de la personnalité de Stephen. Ou alors, elle est cinglée. Sans parler des Aspects qui en invitent d’autres, sans prévenir. Bref, le héros de Legion a autant de difficultés à résoudre l’affaire qu’à faire de l’ordre dans sa fort surpeuplée caboche.

J’avais beaucoup aimé la première histoire de Legion et, ayant récupéré celle-ci à la faveur d’un Humble Bundle consacré à l’auteur, je me suis également beaucoup amusé à sa lecture. C’est une histoire au croisement entre l’enquête de grands détectives, le techno-thriller et le fantastique, pas mal humoristique et bien tordu.

Ce texte-ci est à peu près deux fois plus long que son prédécesseur et, s’il peut se lire indépendamment du premier, il ne révèle tout son sel qu’à la suite de l’autre. Legion: Skin Deep reste un texte court, qui se lit plutôt vite; les deux ensemble ont la taille d’un petit roman de poche. Je vous le recommande avec enthousiasme. Et mes Aspects aussi (à part Bogdan, mais il ne sait pas lire).

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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