Les Anthinoises 2012

La Belgique, c’est bien. Il y a des gens sympas, des bonnes bières et des évènements rôlistico-geeks très cools. Témoin, Les Anthinoises, festival des musiques et cultures celtiques, qui comprend également une portion jeu de rôle. En gros, c’est un peu le alt-Trolls & Légendes (il a d’ailleurs lieu tous les deux ans, en alternance), avec un côté plus « fête villageoise » que « gros salon ».

La Belgique, c’est bien, mais c’est loin : TGV jusqu’à Paris, changement de gare, TGV jusqu’à Bruxelles, puis train en direction de Luxembourg. Les trains belges sont fourbes : ils ont des marchepieds traîtres, qui sont loin des quais. Entre le quai et ledit marchepied, il y a un trou : conseil de tonton Alias : ne pas mettre le pied dans le trou. Oui, c’est du vécu. Ouïlle.

Du coup, je n’ai pas fait très vieux le premier soir, pour les concerts. J’ai quand même pu voir un peu à quoi ressemble le site, sis dans le village d’Anthisnes. « Dans le village », comme dans « beaucoup de stands dans les rues ». Il y a aussi des chapiteaux pour les concerts. Les jeux, les livres et les bédés sont eux dans l’avouerie du village, une maison forte. La classe, ça me rappelle la convention d’Yverdon !

Le défaut du bidule, c’est qu’on est un peu à l’écart. En fait, un peu comme à Saxon, c’est un avantage et un inconvénient : avantage, parce qu’on n’a pas constamment une foule autour de soi et inconvénient, parce qu’on perd en visibilité. En fait, il aurait été bien d’avoir une meilleure organisation pour les parties en elles-mêmes ; si la partie « jeux » était raisonnablement visible, ce n’était pas évident pour le pèlerin de comprendre que oui, on pouvait s’inscrire pour des parties de démonstration.

Du coup, je n’ai fait qu’une seule partie de Tigres Volants lite, la traditionnelle bande-annonce « Métro Vaisseau Perso » dans les couloirs de Fantir – mais avec trois Belges et Ghislain Morel, ça ne s’invente pas (Éric Nieudan a fui, le lâche !). Chose amusante : l’un des trois Belges était un employé des chemins de fer locaux que j’avais rencontré lors de mon errance dans la mauvaise Louvain, fin 2010. Un peu brutal, mais sympa.

Outre ma personne, la partie jeu était principalement peuplée par la team Esteren, comme d’habitude présente en force avec illustrateurs pour les dédicaces et démonstrateurs pour les parties. Le club belge Fumble Asylum assurait également quelques parties de jeux peu connus (Oikumene, Anoé), l’auteur de Deus, l’Ascension était présent et Bastien « Acritarche » Wauthoz, mon hôte autochtone (et accessoirement auteur du supplément Tigres Volants sur l’Ergartis) présentait son propre jeu, Les Masques-Tombes d’Olimar, ainsi que du Tranchons & Traquons.

Cela dit, hormis les jeux, Les Anthinoises sont surtout un festival de rue, avec une rue entière de stands, proposant moult babioles à base de cuir, de bois ou de métal et une quantité impressionnante de produits comestibles de fabrication artisanale. Je repars avec une douzaine de saucissons et de l’hydromel (sans compter le dernier CD du Naheulband dédicacé, ni les bouquins).

Il n’y a guère que sur les concerts que la pêche est maigre, mais c’est en grande partie de ma faute: si je ne m’étais pas vautré comme une bouse trop fraîche quelques heures auparavant, j’aurais peut-être été en meilleur état. Je n’ai donc pu voir que Keltia, qui proposait un folk celtique avec de bonnes idées, mais un peu que ça, puis les Finlandais de Gjallahorn, qui donnaient plus dans le folk d’art et d’essai, pas forcément très bien adapté à une scène de concert.

Samedi, ce fut une virée gastronomique (= boulets liégeois et bière qui tabasse) à Liège avec la troupe d’Esteren et dimanche, retour tôt pour cause de fatigue (après une autre after gastronomico-alcolisée dans les caves de l’avouerie). Ce n’est pas cette année que je battrai le record de 2011 en nombre de groupes vus !

Je rentre de ces Anthinoises avec une impression un peu mitigée – et pas seulement à cause des plaies et bosses, ni de la météo somme toute médiocre sur l’ensemble du week-end. D’un côté, j’ai l’impression d’un événement moins dense que Trolls & Légendes, mais d’un autre, le cadre de ce village aux vieilles pierres est incomparablement plus agréable que le hall d’exposition de Mons.

Cela favorise aussi pas mal la convivialité, du moins entre invités et exposants. Pour ma part, cela m’a permis de beaucoup discuter avec les gens que je connais – Ghislain, Eric et Bastien en tête –, mais aussi de réseauter avec d’autres personnes, comme les instigateurs d’une potentielle fédération belge de jeu de rôle ou des illustrateurs.

Pour autant qu’un tel animal existe, ce n’est pas l’événement ultime qui va fusionner dans une entente parfaite grand public, fantasy (au sens large) et jeu de rôle (soyons honnête, l’aspect celtique de l’ensemble est très anecdotique). Ça s’en approche un peu, cela dit, en grande partie grâce à une organisation solide – notamment Olivier Joiris, toujours fidèle au poste.

Quelques photos? J’ai.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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7 réponses

  1. Acritarche dit :

    J’avoue! Éric, c’est moi qui l’ai débauché pour les Masques-tombes d’Olinmar…
    Je suis vil, je sais… 😉

  2. Artiris dit :

    Bonjour !

    Nous venons de terminer le film des anthinoises 2012, il est visible sur notre site : http://www.artiris.eu

    bon visionnage !

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