« Les Chronolithes », de Robert Charles Wilson

"Les Chronolithes", de Robert Charles Wilson

Dans un avenir proche, un gigantesque monument apparait en Thaïlande, commémorant la victoire d’un certain Kuin vingt ans et trois mois plus tard. Ainsi commence Les Chronolithes, roman de Robert Charles Wilson, qui emprunte autant au thriller qu’à la science-fiction et qui joue de façon assez élégante avec la notion de paradoxe temporel.

J’avais vu passer un certain nombre de chroniques sur ce bouquin et c’est ce qui m’a décidé de la piquer à mon épouse et, ainsi, à faire une entorse à ma règle habituelle de ne lire de la littérature anglophone qu’en version originale. Du coup, je me suis retrouvé avec une impression bizarre tout au long de ma lecture, que je traduirais par « j’ai été moubourré par mon propre snobisme ».

C’est néanmoins une des seules notes négatives que j’ai à apporter à cette chronique. Le roman, sans être exceptionnel, est un remarquable page-turner qui entraîne le lecteur dans un monde que l’inéluctabilité de l’avènement de Kuin – car d’autres Chronolithes apparaissent bientôt – va plonger dans le chaos.

L’idée de génie de Wilson est de décrire les conséquences d’un événement impossible et incompréhensible avec, assez rapidement, la question est de savoir si les pierres apparaissent parce que Kuin va gagner ou si, à l’inverse, son triomphe est causé par l’apparition des pierres.

Le narrateur, Scott Warden, est un acteur et chroniqueur de ces temps obscurs et, dans le même temps, le dépositaire du mystère autour des Chronolithes. Car le roman est aussi remarquable en ce qu’il joue sur le fait que tout est lié, un peu comme un film de M. Night Shyamalan – OK, un de ses deux premiers, disons.

Bref, Les Chronolithes, c’est du bon et mon seul regret est de ne pas l’avoir lu en anglais – pas que la traduction soit mauvaise, mais j’avais juste mon cerveau qui avait tendance à me fucker la tête sur certains éléments de contexte. Si vous aimez les thrillers sur fond de science-fiction, avec des gros bouts de physiques quantique dedans, c’est excellent!

D’autres avis sur Au bout de la corde, Naufragés volontaires et Traqueur stellaire.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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