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Beyond Creation / Hinayana / Irreversible Mechanism

Les death du samedi: Beyond Creation / Hinayana / Irreversible Mechanism

Les fêtes, c’est la période où on abuse des bonnes choses et on le regrette, l’estomac lourd, l’œil jauni et l’esprit brumeux. Dans mon cas, c’est une surdose de death-metal. Un peu trop inspiré par des chroniques de Angry Metal Guy, j’ai ramassé les albums de Beyond Creation, Hinayana et Irreversible Mechanism.

C’était un peu trop pour moi et, du coup, je peine à vous en faire des billets complets. Disons les choses autrement: j’ai mes tronches et si je tolère raisonnablement bien le death mélodique (ou melodeath), j’ai du mal à la longue avec le growl. Donc, je passe sur un format “restes du samedi” étendu pour ces trois albums.

Je précise, une fois de plus, que les “restes du samedi” n’est pas la rubrique des albums que je n’aime pas. Elle est plus consacrée à ceux pour lesquels je n’arrive pas à écrire les trois cents mots réglementaires. Ces trois galettes sont toutes de très bonne tenue, c’est juste que les trois ensemble, ça fait trop pour moi.

Dans le cas du présent trio, on a une palette intéressante: progressif/technique avec Beyond Creation, pur melodeath pour Hinayana et symphonique grandiloquent pour Irreversible Mechanism.

Commençons par Beyond Creation, un groupe québecois dont j’avais beaucoup entendu parler, ne serait-ce que parce qu’ils se classent dans la catégorie “death progressif”. Leur nouvel album, Algorythm, mélange en effet les deux tendances, mais dans des proportions qui évoquent le pâté d’alouette: une alouette prog, un cheval death.

Avec dix pistes et plus de cinquante minutes, c’est largement le plus long du tas. De plus, il alterne des titres qui flirtent avec les six-sept minutes, avec des compositions courtes, souvent instrumentales. Trois des morceaux sont d’ailleurs des instrumentaux.

Musicalement, on est dans un genre qui bourrine sévère. Algorythm n’est pas un album du genre contemplatif. Et, non seulement ça tabasse, mais en plus ça donne dans l’acrobatie technique de concours. C’est impeccablement maîtrisé, peut-être un peu long et froid, mais impressionnant quand même.

J’ai acheté l’album chez mon fourgue habituel, mais vous pouvez le trouver à l’écoute et au téléchargement sur Bandcamp. Si vous aimez le death technique qui poutre, c’est un album à écouter d’urgence.

Order Divine, du groupe américain Hinayana, est d’un autre calibre. Il s’agit d’un album de melodeath qu’Angry Metal Guy aurait pu qualifier “d’insomniumcore”, non sans raisons. Pour être très honnête, en d’autres circonstances, je me serais bien fendu d’une chronique complète, parce que dans son genre, il est très sympa.

C’est un album plutôt court, à la limite de l’EP: sept pistes et trente-quatre minutes. Autant dire qu’il est inutile d’en attendre des morceaux kilométriques, même si le plus long dépasse les sept minutes.

Le point fort de Hinayana, c’est la mélodie: Order Divine repose sur des nappes de claviers très planantes – bien plus subtiles que chez Omnium Gatherum, par exemple – et des textures de guitares qui donnent à leur death lent et posé un côté onirique certain. Même le growl passe pour une texture de plus, dans ces conditions.

Vous pouvez l’écouter aussi sur Bandcamp. Si vous aimez le melodeath à la scandinave, ces Texans ont deux-trois choses très sympas à vous montrer.

Infinite Fields, signé Irreversible Mechanism, c’est encore autre chose: du death symphonique. Disons que si, à la base, le death-metal n’est pas exactement le genre le plus subtil qui soit, on y empile ici des soli de guitare malmsteemien et des orchestrations grandiloquentes.

Avec neuf pistes et quarante minutes, Infinite Fields est également un petit gabarit. C’est plutôt une bonne chose, parce que même avec des titres qui oscillent entre trois et cinq minutes, on frise l’indigestion.

Bon, j’avoue: je me suis fait avoir. Je voulais prendre le dernier album en date, Immersion, suite à sa chronique chez AMG, et j’ai pris celui-ci, qui date de 2015. Cela dit, pour un premier album, il est plutôt impressionnant, parce que malgré son côté “choucroute royale avec supplément growl”, ça reste très maîtrisé.

Là encore, vous pouvez retrouver l’album sur Bandcamp.

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