Les extraordinaires aventures d’Adèle Blanc-Sec

Adèle Blanc-Sec, journaliste parisienne au caractère impétueux, se lance en ce début du XXe siècle dans une quête pour redonner vie à sa jumelle, réduite à l’état de légume après un malencontreux accident de tennis impliquant une aiguille à chapeau. Pour cela, elle se rend en Égypte (alors que son éditeur la croit au Pérou) pour récupérer la momie du médecin personnel de Ramsès II, qu’un scientifique de ses amis pourrait arriver à ramener à la vie.

Oui, je sais, dit comme ça, ça vous pourrit un peu l’histoire du film, mais d’une part je ne raconte pas tout et, en plus, Luc Besson, pour une fois réalisateur et non seulement producteur du film, semble être parti du principe que l’histoire, c’est juste une excuse pour filmer des bêtises. Un peu comme d’habitude avec Luc Besson, quoi. Le résultat, c’est ce que ces Extraordinaires aventures d’Adèle Blanc-Sec est un film spectaculairement foutraque, qui part dans tous les sens, avec un Besson un roue libre.

Par “foutraque”, j’entends, par exemple, qu’il faut un bon quart d’heure pour voir apparaître l’actrice principale – au point qu’on se demande si ce n’est pas le ptérodactyle, dont les exploits occupent ce premier quart d’heure, le héros du film. Et qu’ensuite, la trame se perd régulièrement dans des scènes amusantes, certes, mais accessoires. C’est clairement le gros défaut du film et, paradoxalement, ce qui fait un peu de son charme. Un film américain aurait certainement torché les scènes accessoires en trente secondes et aurait mis à la place des bagarres épiques de dix minutes.

Dans Adèle Blanc-Sec, pas de bagarres épiques. Deux-trois scènes d’action, pas mal de développement de personnages (et quelques scènes de nus, qui doivent quasiment être des passages obligés vu la fréquence à laquelle on en voit dans les films français), des transitions et autres astuces de mise en scène bien trouvées, mais un peu m’as-tu-vu à force et beaucoup d’excuses pour montrer une reconstitution époustouflante de Paris en 1911. S’il devait n’y avoir qu’une seule raison de voir ce film, ce serait celle-là; on n’est pas tout à fait dans le steampunk, mais dans une période qui finit doucement de glisser du XIXe au XXe siècle.

Dans l’ensemble, j’ai bien aimé Les extraordinaires aventures d’Adèle Blanc-Sec, mais je ne peux quand même pas m’empêcher d’être un peu déçu par le côté bordélique, limite foutage de gueule du scénario et de son découpage.

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3 commentaires sur “Les extraordinaires aventures d’Adèle Blanc-Sec”

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