Les restes du samedi: Electric Mud, Songs of the Century, Devin Townsend

Pour ces derniers restes du samedi de l’année, je vais me laisser aller à un format un poil plus long que d’habitude. En effet, ces trois albums – Quiet Days on Earth d’Electric Mud, Order of Magnitude de Devin Townsend et le tribute Songs of the Century – ne sont pas des petits formats.

Je rappelle au passage que cette rubrique me permet de consacrer une chronique courte à un album sur lequel je ne me vois pas écrire un article complet. Ils auraient presque pu donner lieu à une chronique entière, mais pour des raisons diverses, je ne voyais pas trop quoi en dire sur trois cents mots sans délayer la sauce.

J’ai reçu Quiet Days on Earth, de Electric Mud, en service de presse. C’est un projet de rock cinématique instrumental qui emprunte au post-rock, au rock électronique et au rock progressif, avec beaucoup de claviers.

C’est typiquement le genre d’album que j’ai beaucoup de mal à chroniquer. Déjà, parce qu’il est sympa. D’ailleurs, si c’était un mauvais album, je l’aurais juste passé par pertes et profits, envoyé un courrier d’excuses à l’artiste et je serais passé à autre chose.

Mais Quiet Days on Earth est un album que j’ai plaisir à écouter sans pour autant qu’il me laisse une impression durable. Il y a quelques passages qui me rappellent beaucoup la bande originale de Blade Runner (signée Vangelis), mais c’est un peu tout.

Il faut dire aussi qu’il est très long: une heure vingt et quinze pistes. En tant que musique-de-film-qui-n’existe-pas, il remplit bien son rôle et est très plaisant, mais n’allez pas y chercher quelque chose d’épique. C’est plus contemplatif, comme son titre l’indique.

Quiet Days on Earth est disponible sur Bandcamp.

Bonus: la vidéo de « the echoes of acheron »

Je commencerai cette chronique par un aveu: j’aime bien Supertramp. C’est un des groupes qui a bercé mon adolescence et, si ce n’est pas complètement du prog, ce n’est pas très loin non plus. Ainsi, ce n’est pas une complète surprise si j’ai acheté cet album, Songs of the Century – An All-Star Tribute to Supertramp.

Je ne suis en général pas client de ces « tribute albums », mais celui-ci, d’une part, m’a été recommandé par le blog Prog Female Voices et, d’autre part, on y trouve des grands noms du rock progressif, comme John Wetton, Geoffrey Downes, Tony Banks, Rick Wakeman, Dave Kerzner ou Steve Porcaro.

Le résultat est mitigé. Si c’est toujours sympa de retrouver les chansons de Supertramp et que les musiciens connaissent leur affaire, ces nouvelles versions n’apportent pas grand-chose de neuf aux originaux. L’album, dans sa version « Deluxe », inclut également une version instrumentale, qui elle aussi n’amène rien de nouveau.

Du coup, ce Songs of the Century est un peu comme un best-of sans le groupe. Les douze pistes choisies font partie des incontournables: « Logical Song », « Breakfast in America », « School », « Rudy ». Et surtout, un « Crime of the Century » somptueux, avec Billy Sherwood et Rick Wakeman.

Moi j’aime bien; il y a sans doute une grosse dose de nostalgie dans cette affirmation mais si vous ne dites rien, je ne dirai rien non plus.

Bonus: un extrait méso-légal de l’album, avec « The Logical Song »

Enfin, Order of Magnitude est le nouvel album de Devin Townsend. À ceux qui s’étonneraient de me voir chroniquer du Devin Townsend en « restes du samedi », la raison en est qu’il s’agit ici d’un album live. Son titre complet ajoute d’ailleurs Empath Live Volume 1.

Même si, en soi, ça reste un album de Devin Townsend et, donc, c’est cool, j’ai déjà chroniqué un certain nombre d’albums live du Canadien fou et, franchement, celui-ci n’apporte pas grand-chose de plus, d’une part aux précédents et, d’autre part, à la version studio.

Ceci posé, il s’écoute très agréablement. Il y a du beau monde sur scène aux côtés de Devin et ce dernier s’amuse beaucoup à martyriser son public (voir la vidéo à ce sujet) ou à raconter sa vie. Ou à faire du disco.

Order of Magnitude est cool, mais je ne vois pas trop ce que je pourrais en dire que je n’ai pas déjà dit précédemment. Si vous aimez Devin Townsend, c’est un chouette album. Et bonus pour les fans de prog, vous reconnaîtrez Diego Tejeida de Haken aux claviers.

Bonus: la vidéo de « Why? » (trigger warning: Devin en tutu)

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7 réflexions au sujet de “Les restes du samedi: Electric Mud, Songs of the Century, Devin Townsend”

  1. On fête Noël en Suisse ? 😉 Bon ben bonnes fêtes alors.
    Oui Electric Mud ben ça se laisse écouter mais sans plus, difficile d’écrire dessus. Je passe sous silence le tribute, parce que bon, rien ne vaut un original sauf dans de rares exceptions, quant au live de Devin, moi je l’ai trouvé époustouflant, drôle (en images) et surtout par le fait qu’il sort de ses arrangements studio pour proposer quelques chose de plus épuré (pour du metal).

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    • Oh, tu sais, chez moi, “Noël en famille”, on est LARGEMENT en-dessous de la limite maximale. 😉

      Le tribute m’avait attiré par son casting (et aussi parce que Supertramp), mais au final, à quelques exceptions près, ça s’est avéré un peu décevant.

      Pour Devin, on est d’accord que visuellement (je n’ai pas regardé le DVD mais quelques extraits), c’est bien marrant. Mais par rapport à Ziltoid Live, je n’y ai pas trouvé beaucoup de neuf.

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      • Oui chez nous également, cinq avec le chat, on pouvait encore accueillir un autre parasite. Pour le 1er de l’an on sera deux… Je vais faire du Mario Kart et Mario Party avec ma femme…
        J’ai détesté Ziltoid live, sans doute parce que je n’aime pas Ziltoid, du coup là j’ai bien aimé, mais j’avoue n’avoir pas tout regardé/écouté faute de temps.

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  2. Il n’y a que toi pour mettre supertramp et devin dans le même billet. J’aime le premier mais je ne vois pas d’intérêt à cet album. Et puis les live de Townsend, bon, c’est pas parce qu’on peut pas aller en concert qu’on va craquer.

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