Les restes du samedi: Electric Oscillation / Ulvånd / Zeal & Ardor

Pour cette nouvelle édition des Restes du samedi (première de 2021), je vous propose un sommaire éclectique avec le rock progressif d’Electric Oscillation, du metal progressif avec Ulvånd et le gospel black-metal de Zeal & Ardor. Un album et deux EP.

Pour rappel, les Restes du samedi, c’est la rubrique consacrée aux chroniques courtes. Ce ne sont pas des albums que je n’ai pas aimés (en général, ceux-là, je ne les chronique simplement pas), mais des albums sur lesquels je ne me vois pas écrire le minimum syndical de 300 mots.

Electric Oscillation: Alone

Dans le cas d’Electric Oscillation et de leur album Alone (sorti en 2018), la chronique de Clair et Obscur avait attiré mon attention en mentionnant que le groupe est originaire de la région jurassienne – La Tchaux, pour être précis.

C’est le projet solo d’un guitariste, Steve Jeanbourquin, une auto-production qui évoque, musicalement, un rock progressif entre néo-prog et post-prog à la Porcupine Tree, période fin XXe siècle.

Le tout donne un album plutôt bien foutu, avec pas mal de jolis morceaux de bravoure, mais qui n’arrive pas à me passionner sur la longueur (il fait un peu moins d’une heure). Peut-être la faute aux sonorités très typées années nonante.

Si le projet semble avoir disparu d’Internet, la page Bandcamp de l’album est toujours accessible.

Ulvånd: The Origins

Dans le cas d’Ulvånd et de leur EP The Origins, c’est à une chronique de Neoprog que j’en dois la découverte. Il s’agit d’un trio toulousain qui propose du « dark metal », genre que je rapprocherais personnellement du metal progressif mélancolique.

La touche particulière de cette formation est d’avoir un duo vocal féminin clair / masculin growl. C’est un souci pour moi, parce que je trouve que le mélange des deux ne fonctionne pas super bien. La voix mélancolique de Bérangère, la chanteuse du groupe, me semble un peu trop plaintive.

Plus généralement, je trouve que l’ensemble a un côté « premier album » un peu trop marqué, ce qui m’étonne au vu du pedigree des musiciens. Il y a des passages sympas, mais j’ai l’impression qu’il manque à Ulvånd une homogénéité, un son propre.

The Origins compte six titres et dure un peu plus d’une demi-heure. Vous pouvez le découvrir sur Bandcamp. De ce groupe, je recommande plus volontiers la reprise metal de « The Space », de Marillion.

Bonus: la vidéo de « Human Zoo »

Zeal & Ardor: Wake of a Nation

Quant à Zeal & Ardor, il propose avec Wake of a Nation un EP sur le thème de l’actualité US. Le musicien américano-suisse Manuel Gagneux oscille entre tristesse (« Vigil », « At the Seams ») et rage (« Tuskegee », « Trust No One ») sur les six courtes pistes de cet EP blindé de symboles.

« I can’t breathe », « please don’t shoot » répète-t-il sur « Vigil », « Tuskegee » faisant référence aux expériences sur la syphilis menées sur des populations africaines-américaines. Jusqu’au titre final, « Wake of a Nation », qui répond au film Birth of a Nation et ses thèses racistes. Le terme wake signifiant non pas « réveil », mais « veillée funèbre ».

Wake of a Nation est un coup de poing. Les thèmes black-metal et gospel typique de Zeal & Ardor se répondent dans un message glaçant. En seize minutes, pas plus, mais d’une intensité qui marque les esprits. Il est également sur Bandcamp.

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