Les restes du samedi: Meshuggah, Opeth, Neurococcyx

Meshuggah/Opeth/Neurococcyx

Pour une fois, au lieu de vous balancer des groupes de post-rock bosno-moldaves, ces restes du samedi vont faire dans les noms connus: Meshuggah, ou Opeth – mais aussi le groupe français Neurococcyx, histoire de faire un peu exotique quand même.

Commençons par l’album de Meshuggah, The Violent Sleep of Reason. À vrai dire, le titre est probablement la chose que je préfère dans cet album. Je sais que, quand on est un fan de metal progressif et qu’on aime bien le djent, dire du mal des Suédois précurseurs de ce style, ça fait un peu cracher dans la soupe.

Le problème, c’est la voix – à ce stade, j’ai du mal à parler de chant. Le metal de Meshuggah est très technique, ce qui est déjà un obstacle, mais par-dessus se calquent les hurlements de Jens Kidman, qui a en plus tendance à ne jamais s’arrêter pour respirer. Du coup, ce n’est pas que c’est mauvais, mais c’est vraiment pas mon style. J’avais déjà testé avec ObZen, mais à moins d’un futur changement de style majeur, je crois que je vais en rester là.

Avec Opeth, c’est un peu le contraire. Leur nouvel album, Sorceress, s’écoute bien; trop bien, peut-être. Le principal souci, c’est qu’il n’apporte absolument rien de neuf. Les Suédois – oui, encore des Suédois; entre ça et le boulot, j’en bouffe ces jours-ci – continuent sur leur lancée de rock progressif seventies, légèrement saupoudré de métal progressif contemporain.

En soi, c’est sympa, mais le problème est que ça a déjà été fait par plein de gens – y compris eux-mêmes, cf. Pale Communion. Du coup, même si Sorceress compte quelques jolis morceaux – « Sorceress », « Will O The Wisp » ou « The Seventh Sojourn » – c’est de la redite. Je dirais même que c’est le catalogue de la redite. Mic drop.

Enfin, Neurococcyx, un trio nantais qui m’a été recommandé par Neoprog et « vendu » comme du metal progressif instrumental. C’est une manière de voir les choses; personnellement, je considère que leur album Friche et Bestiolesressemble plus à du post-rock classique – très classique, même.

L’album a été enregistré en « live studio », c’est à dire dans les conditions d’un album en public, mais en studio, d’une seule prise, ce qui lui donne un côté spontané. Alors oui, c’est sympa, mais les compositions restent sagement dans le créneau des multiples groupes de post-rock français. On signalera néanmoins que l’album est disponible à prix libre et sous licence Creative Commons (non commerciale, partage dans les mêmes conditions) sur Bandcamp.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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3 réponses

  1. Alopex dit :

    Salut ! c’est marrant pour Meshuggah, c’est actuellement ma limite auditive. J’ai vraiment du mal à rentrer dedans et j’ai l’impression de me noyer avec la voix. Mais je persiste j’écoute de temps en temps Obzen ou Koloss, je me dis qu’à force je vais finir par trouver quelque chose ; je me dis ça, quand je vois mon évolution… j’ai l’impression de m’être « auto-radicalisé », quand je pense qu’au début j’écoutais que du sympho… Du coup je vais jeter une oreille au dernier album.

  2. Alopex dit :

    Haha pas mal l’asymptote ! XD

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