Out5ide / The Cult / Ordinance

Les restes du samedi: Out5ide, The Cult, Ordinance

Pour cette nouvelle édition des Restes du samedi, nous allons donner dans de l’éclectique, avec le rock progressif français de Out5ide, le rock alternatif anglais du légendaire The Cult et le death progressif américain de Ordinance. Il y en aura pour tous les goûts – enfin, à part le mien, s’entend, vu que c’est un peu le but de cette rubrique.

Out5ide est un groupe de rock progressif français, qui autrefois s’appelait juste Outside, et que j’ai découvert par un article de Progcritique. Je ne sais pas s’ils ont transformé le s en 5 pour faire 1337, mais si c’est le cas, le résultat n’est pas à la hauteur. Surtout si on compare avec d’autres groupes français avec la même graphie, comme Hypno5e.

Ce n’est pas que Out5ide soit mauvais, mais leur album, Naked, manque un peu d’inspiration. C’est du néo-prog assez classique, réalisé avec un certain soin, mais qui pêche par un côté déjà entendu et un chant en anglais pas très assuré. Ce n’est pas déplaisant à écouter, il y a même quelques bons moments (“The Box”), mais j’attendais mieux.

Hidden City, le nouvel album de The Cult, c’est plus dans le domaine du sic transit gloria mundi. Leur album Sonic Temple reste pour moi l’archétype de l’album de hard-rock avec un côté US – même si le groupe est anglais. Du mordant, de la patate, pas un gramme d’esbrouffe, tout dans les tripes!  Hélas, Hidden City, c’est un peu tout le contraire.

Vingt-cinq ans et deux splits plus tard, le groupe semble avoir égaré toute sa niaque. La voix de Ian Astbury a perdu son agressivité – j’ai dû aller vérifier si c’était bien le même chanteur qu’à l’époque – et, derrière, la musique n’évoque plus que l’ombre de son glorieux passé. Décevant.

Enfin, je termine avec The Ides of March, album de Ordinance, un groupe de death-metal progressif américain découvert suite à un article dithyrambique de Clair & Obscur, mais qui m’impressionne plus qu’il ne m’enthousiasme. Il y a là beaucoup de technique, mais trop de hurlements et pas assez de mélodie.

Fondamentalement, cet album a pour moi le même problème que le petit dernier de Meshuggah, dont je parlais dans le précédent Restes du samedi: c’est très technique, très puissant, mais ça oublie quelque peu la mélodie en route. Bon, avec Ordinance, c’est quand même un peu moins pire: The Ides of March possède quelques jolis passages (des bouts de “Of the Fatherland”, par exemple), mais pas assez pour mon plaisir.

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