LibraryThing, la bibliothèque 2.0

C’est au détour d’un article du blog La Feuille que j’ai découvert l’existence du site LibraryThing. On peut en résumer le concept en disant qu’il s’agit d’un inventaire de lectures diverses (livres, mais également bandes dessinées et même jeux de rôle), doublé d’un réseau social.

En soi, ce n’est pas follement original, mais c’est suffisamment bien fait pour que j’accroche très vite au concept et que j’y enregistre en à peine deux ou trois heures une centaine de mes bouquins. De ce point de vue, c’est très facile d’usage: on entre le nom du livre, de l’auteur et/ou de la série et le site recherche dans plusieurs bases de données en ligne (notamment Amazon) pour y trouver des correspondances. Il est possible ensuite de les modifier ou même d’entrer manuellement des ouvrages pas encore répertoriés.

Bien entendu, on peut noter et critiquer les ouvrages (c’est même un peu le but du jeu) et y ajouter des mots-clés, qui servent ensuite à proposer des recommandations. Le système gère la notion de séries et les versions en différentes langues et est suffisamment malin pour avertir de la présence de doublons dans votre bibliothèque virtuelle. Le site a également un aspect local, référençant les librairies près de chez soi.

La fonctionnalité la plus intéressante est sans doute la possibilité de partager avec des contacts et amis; LibraryThing est un véritable réseau social consacré à la littérature au sens large – inclut d’ailleurs le livre électronique. Le site offre également des forums de discussion et la possibilité de dialoguer avec ceux des auteurs inscrits sur le site. Auteurs dont je fais d’ailleurs partie, puisque j’ai eu la surprise de trouver Tigres Volants et ses suppléments dans les ouvrages déjà référencés sur le site.

Tout n’est pas parfait. Il y a des éléments de l’interface qui me mystifient quelque peu, comme le fait que, si l’on clique sur un ouvrage référencé par un tiers et que l’on souhaite le rajouter à sa bibliothèque, on repasse par l’interface de base, qui va chercher dans les bases de données en ligne. C’est un problème quand l’ouvrage a été visiblement rajouté à la main (ou via une base de données vraiment obscure; ce serait d’ailleurs bien si le site pouvait également référencer RPG.net, le Grog et/ou Lulu). Il manque aussi la possibilité de rajouter rapidement plusieurs ouvrages d’une même série en une seule fois.

De plus, même si le site a une version française raisonnablement bien achalandée, il y a encore des bugs de traduction et aussi des petits soucis quand on veut rajouter la version originale d’un ouvrage (j’ai dû me battre pour qu’il ajoute à ma bibliothèque les versions anglaises des Honor Harrington, par exemple). Enfin, si la création d’un compte est gratuit, il est limité à 200 ouvrages; la version payante, illimitée, est cependant très abordable, avec un abonnement à vie pour 25$ (prix conseillé).

Mais ce sont là des critiques assez mineures; LibraryThing est un outil qui  m’a immédiatement intéressé par le service qu’il propose et, je dois avouer, aussi pour son côté gadget social – aspect sur lequel je craque facilement. En plus, il semble être développé de façon active par son équipe et des nouvelles fonctionnalités y apparaissent régulièrement.

Allez y jeter un œil et, si vous n’avez pas peur de vous retrouver avec des suggestions de geek ou de gauchistes, ajoutez-moi dans vos contacts.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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1 réponse

  1. metllvr dit :

    Oui, je suis d’accord. Je utilise librarything depuis quelques années et je le trouve être un bon site. Je vous ai ajouté comme un ami !

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