Lilium Sova: Epic Morning

Je vous ai déjà parlé du groupe genevois Lilium Sova – mais si, lors du concert de Tides from Nebula, dont ils assuraient la première partie – et de leur rock ultra-énergique aux confins du post-métal bruitiste et du jazz progressif déjanté. Il se trouve que le concert en question était en quelque sorte le prélude à la sortie de leur deuxième album, Epic Morning.

Autant dire que la musique de Lilium Sova n’est pas exactement du easy listening: sur une base de batterie, basse et saxophone (mais avec une palanquée de musiciens invités pour élargir la palette sonore), on a donc droit à une sorte de post-métal expérimental et dense, en grande partie instrumental, une musique aussi hallucinante qu’hallucinée, avec changements de rythmes multiples et mélodies discordantes.

Si j’osais interpréter le concept de Epic Morning, on pourrait parler d’une nuit d’insomnie volontaire, entre folie furieuse et sommeil qui guette. Huit morceaux marquant chacun une heure de la nuit, le sept premiers sur une moyenne de quatre minutes et le huitième, « Epic Morning », monstruosité de vingt-deux minutes.

Je m’arrêterai particulièrement sur « Parasomnia », quatrième morceau qui, après une première moitié déjantée, marque une pause hypnotique, ainsi que sur « Ondine’s Curse » et son saxo façon marin bourré. Et, bien sûr, « Epic Morning » qui, comme son l’indique, est épique.

Si cet album devait avoir des défauts, c’est surtout que, d’une part, il ne reflète qu’imparfaitement l’ambiance et l’énergie dégagée par le groupe en concert et aussi, d’autre part, qu’il ne se situe pas très loin des limites de ma tolérance personnelle pour ce genre de musiques très expérimentale.

Je ne peux néanmoins que conseiller à ceux qui aiment ce genre d’échappée furibarde et sans tabous dans les contrées musicales les plus extrêmes – au hasard, des rôlistes cherchant à sonoriser une visite dans des contrées oniriques à tentacules – de s’intéresser à Epic Morning, qui est écoutable et téléchargeable sur Bandcamp.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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