“The Long Earth”, de Stephen Baxter et Terry Pratchett

Dans un futur très proche, un savant disparaît, les plans d’une machine bizarre apparaissent sur Internet et, soudainement, une grande partie de l’humanité s’élance à la découverte de Terres parallèles, vierges ou peu s’en faut. Tel est le point de départ de The Long Earth, écrit par Stephen Baxter et Terry Pratchett.

Dans ce qui semble être une grande tradition pratchettienne (rappel: ce bouquin est le troisième écrit ou co-écrit par Pratchett que j’aies lu), on suit une galerie de personnages passablement excentriques, à commencer par le duo formé par Joshua Valienté, un jeune homme solitaire qui a le pouvoir de passer sur les Terres parallèles sans machine, et Lobsang, une intelligence artificielle qui prétend être la réincarnation d’un mécanicien tibétain.

Le cœur du récit est formé par la découverte des multiples variantes de notre planète, de leurs évolutions parallèles sans l’humanité, de ses formes de vie plus ou moins bizarres et des communautés humaines qui s’y développent à la suite de ce “Step Day”, le jour où le changement d’univers est devenu possible pour tout le monde. Ou presque tout le monde.

Si The Long Earth est truffé de bonnes idées et de bons moments, il reste cependant à l’image de ces terres parallèles: globalement vide et en friche. En fait, ce serait un bon point de départ pour un vrai roman (s’il était bien plus court), mais tel quel, il manque cruellement d’action et, surtout, d’enjeux. On suit les personnages qui se baladent, on a un instant l’impression qu’il y a quelque chose, mais en fait non, fausse alerte.

C’est très frustrant, quelque part: cette “Longue Terre” est un très chouette concept et il y aurait là matière à des dizaines de scénarios (auteurs de jeux de rôles, prenez note!), mais le livre est à peine plus qu’un journal de voyage; même dans L’Usage du Monde, il y a plus d’action.

Heureusement, il y a les personnages et quelques clins d’œil, notamment le fait que Lobsang soit spécialisé dans la réparation de motos, ce qui m’apparaît comme une allusion à Zen and the Art of Motorcycle Maintenance, ainsi qu’une bonne dose d’humour très british.

The Long Earth est le premier d’une trilogie: The Long War, qui lui fait suite, est déjà sorti et le troisième, annoncé comme The Long Childhood, est prévu pour 2014. J’espère que ces suites vont un peu pimenter ce qui m’apparaît au final comme un contexte sympathique, mais sans grand relief.

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