Lost Ubikyst in Apeiron: Abstruse Imbeciles Nailed on Slavery

Lost Ubikyst in Apeiron: Abstruse Imbeciles Nailed on Slavery

Donc, chronique de l’album Abstruse Imbeciles Nailed on Slavery, de Lost Ubikyst in Apeiron. Première remarque: Wow, ça c’est du titre! C’est mon SEO qui va être content! Deuxième remarque: dans le genre métal progressif, c’est bien bien barré. Trop, peut-être.

Recommandé par Neoprog, Lost Ubikyst in Apeiron est le projet d’un musicien français – même de pas très loin d’ici, puisque de Pontarlier – connu sous le nom de Schrisssse. Son style de métal peut se caractériser par une extrême technicité empruntant au djent et au death progressif, couplé à un propos très énervé, façon Devin Townsend des mauvais jours.

Abstruse Imbeciles Nailed on Slavery est son premier album, autoréalisé et autoproduit, une fresque de onze pistes sur la nature humaine et sa tendance à l’autodestruction. L’ensemble atteint les septante minutes, ce qui est beaucoup compte-tenu du haut degré de technicité et de la densité de l’ensemble.

Disons les choses ainsi: s’il y a de très bonnes choses dans cet album, il est dense à un point qui frise l’accident nucléaire. L’auditeur, lui, risque l’apoplexie, noyé qu’il est sous l’avalanche de riffs alliant virulence et haute technicité.

Schrisssse est indubitablement un musicien talentueux et un compositeur doué, mais il devrait apprendre à faire « respirer » ses albums. En graphisme, on parle souvent de l’importance des blancs; en musique, je soupçonne que c’est pareil.

L’auteur avoue l’avoir composé et enregistré sur près de sept ans et avoir passé un total d’heures proprement indécent à le peaufiner. Ça se ressent: la qualité de la production est assez exceptionnelle et même les parties de batterie électronique sonnent le plus souvent juste.

Ceux d’entre vous qui apprécient le métal très technicité et très énervé pourront trouver leur bonheur avec Abstruse Imbeciles Nailed on Slavery. Personnellement, je le trouve intéressant, mais un peu trop extrême à mon goût et je vous conseille d’y jeter une oreille avant de vous décider – même si, à €9 la version numérique sur Bandcamp, ce n’est pas cher.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

Vous aimerez aussi...

4 réponses

  1. Roboduck dit :

    OMG, voilà effectivement un candidat au titre le plus barré, surtout avec la combinaison du nom du groupe et de celui de l’album.
    Roboduck Articles récents…MinivillesMy Profile

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

%d blogueurs aiment cette page :