L’UDC en 7 leçons

.. “et huit sièges perdus”, pourrait-on ajouter après les résultats des élections de ce week-end. Sauf que les Verts ont fait un résultat à peu près aussi mauvais et qu’il n’y a du coup pas trop de quoi pavoiser.

Mais bref, ce premier “Guide Vigousse” a donc pour titre L’UDC en 7 leçons et propose en 80 pages grand format une palanquée d’articles destinés à donner un éclairage sur le premier parti de Suisse, plus célèbres pour ses affiches au graphisme rappelant douloureusement la propagande fasciste et ses slogans simplistes que pour son financement ou même ses idées.

Soyons clair: si on cherche un ouvrage au point de vue neutre et au ton scientifique et mesuré, mieux vaut éviter cet ouvrage. Si l’équipe rédactionnelle fait de gros efforts pour rester factuelle et produire une grande quantité de sources pour étayer ses thèses, ça reste écrit par une belle brochette de gens à la sensibilité, sinon de gauche, du moins pas vraiment pro-droite.

Ceci posé, les articles permettent en effet d’y voir un peu plus clair dans le jeu d’un parti qui n’est ni une union, ni démocratique et pas du tout du centre; la boutade qui revient le plus régulièrement est que, dans “Union démocratique du centre”, il n’y a que le “du” qui n’est pas trompeur. On y apprend pas mal de choses sur son rapport à l’argent, ses accointances avec d’autres partis européens de droite populiste ou nationaliste, sa politique, son rapport (conflictuel) à la démocratie directe et ses méthodes de communication.

La thèse centrale de l’ouvrage est que l’UDC n’est pas – plus – un “parti comme les autres” dans l’échiquier politique suisse. Il se comporte comme un parti d’opposition tout en restant au gouvernement, jouant constamment sur cette ambigüité. Il serait peut-être temps, d’ici au 14 décembre, que les autres forces politiques de ce pays le mettent finalement devant ses responsabilités. Car, même si les élections fédérales sont en grande partie du passé, la lecture de cet ouvrage – tout gaucho-déconne soit-il – est salutaire pour démystifier ce parti populiste qui n’aime pas le peuple. Surtout quand il ne vote pas pour lui.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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1 réponse

  1. François dit :

    D’ailleurs, on retrouve le “du” dans “trous du cul”, par exemple.

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