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Malpractice: Turning Tides

Le métal progressif, comme beaucoup d’étiquettes, a tendance à recouvrir pas mal de variations sur un style donné. Celui que propose le groupe finlandais Malpractice dans son album Turning Tides n’est pas de l’essence la plus alambiquée et, quelque part, c’est tant mieux.

En fait, à l’oreille non habituée, Malpractice sonne comme un groupe de métal plutôt classique, avec juste quelques petits décrochages et riffs plus “modernes”. Ceux qui, comme moi, ont encore de la mémoire, vont peut-être y reconnaître une influence du Fates Warning des premiers albums (hormis la voix).

C’est en regardant la liste des titres que l’on se dit qu’il y a un loup: sept pistes pour quarante-quatre minutes, ça fait une moyenne un peu bizarre. Et puis il y a ce gros morceau éponyme de quinze minutes au milieu de l’album, qui fait carrément tache…

À l’écoute, c’est aussi plutôt subtil: il faut bien attendre le troisième morceau, “Ivory Tower”, pour avoir quelque chose de réellement métal progressif, mais en y faisant plus attention, il y a également bien des touches prog dans les deux premiers.

Il faut bien le dire: parfois, le subtil, ça fait du bien. Ce d’autant plus que Malpractice est loin d’être composé de manchots: le quintet connaît son art et ses compositions, si elles n’incluent pas huit minutes de soli de thérémine ou de guitare à dix-sept cordes, sont solides et ma foi bien agréables à l’oreille.

Et pour les progheads qui veulent quelque chose de plus consistant, il y a toujours le morceau-titre, déjà mentionné, qui occupe à lui tout seul un bon tiers de l’album et qui apporte la démonstration que oui, du vrai métal progressif bien complexe, ils savent faire aussi. Ou “Symphony of Urban Discomfort”, pour de l’instrumental déconstruit. Quelque part, la structure même de l’album est progressive, en partant d’un métal plan-plan pour aller vers du barré de la tête…

Je recommande volontiers ce Turning Tidesdécouvert grâce à Angry Metal Guy, à ceux qui aiment leur métal progressif pas trop (ou pas toujours) acrobatique. Ce n’est pas l’album le plus original de l’année, mais c’est réalisé avec du cœur, des tripes et du cerveau. Et en plus, c’est à l’écoute sur Bandcamp: que demander de plus?

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