Mashups rôlistes

Those Who Hunt Elves

En relisant certains des délires de Boulet, notamment ceux où il s’amuse à combiner différents genres (comme le récent Guerre des Mondes dont j’avais parlé ici il y a peu), je me prends à penser « ça ferait un super jeu de rôle ».

Ceci révèle deux choses: d’une part que j’ai des goûts de chiotte en matière de jeu de rôle (mais ça, vous le saviez déjà) et, d’autre part, que le jeu de rôle est une forme de média qui se prête particulièrement bien aux mashups.

En langage Web 2.0, le mashup (« application composite » en toubonnien) est une technique qui consiste à consolider en une application plusieurs sources de données; par exemple, j’avais vu un site qui compilait les horaires des CFF et Google Maps pour faire une carte des chemins de fer suisses avec la position des trains en temps réel.

Transposé en termes rôlistes, c’est le principe de mélanger des idées venant de plusieurs univers ou de plusieurs genres pour faire quelque chose de nouveau (à défaut d’original). On me dira que c’est affreusement banal: la série télé Firefly transpose de la SF avec les codes du western. J’ai quand même l’impression que le jeu de rôle permet beaucoup plus facilement ce genre de bêtises.

D’une part, quand on joue entre nous, on n’a pas à se soucier des questions de droits et donc envoyer des Transformers dans l’univers de Star Wars ne pose pas de réels problèmes. Ensuite, c’est souvent une question de jouer dans un univers donné avec d’autres règles: quand vous jouez avec les règles de Donjons et Dragons, pour donner un exemple au hasard, à peu près toute opposition va se résumer par « combien de pex ça va me rapporter », même si c’est du Cthulhu…

Reste la question du « pourquoi », comme dans « pourquoi tant de haine? » Il est vrai que certains mashups peuvent confiner au ridicule et parfois rappeler douloureusement les délires fantasmatiques de certains auteurs de fan-fiction, dont je ne dirais qu’une chose: prévoyez un cerveau de rechange, parce que ce que vous avez vu, vous ne pourrez jamais le dé-voir! Mais la vraie vérité véritable, c’est que c’est rigolo d’imaginer explorer un monde med-fan avec un char d’assaut, comme dans Ceux qui chassent les Elfes, ou toute autre idée saugrenue du genre.

Ou, mettons, avoir des groupes de métal dans un univers med-fan

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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