Mastodon: Live at the Aragon

En théorie, l’arrivée de cet album Live at the Aragon de Mastodon avait largement de quoi m’émoustiller. Je veux dire, Crack the Skye était un album monstrueux, un joyau noir aux confluents du métal, du rock progressif et du post-rock, un truc de furieux bien comme il faut. En live, ça doit donner.

Après une première, puis une seconde écoute, je me suis remis Crack the Skye dans l’oreille histoire d’être sûr de n’avoir rien raté au film. Cela confirme ma première impression: si je ne doute pas que Mastodon, en live, ça doit donner, en album live, ça donne nettement moins.

Je soupçonne que le problème vient de la musique de Mastodon elle-même: ultra-technique, elle laisse assez peu de place à l’improvisation et, du coup, se retranscrit assez mal dans le cadre d’un enregistrement en public, qui est un domaine où règne souvent l’à peu près et l’improvisation. Quand on est dans la salle, ma foi, l’énergie du groupe doit largement compenser les – petites – maladresses technique, mais calé chez soi dans un fauteuil, ces mêmes peccadilles me font grincer des dents.

Alors pour moi, Live at the Aragon est un album très anecdotique. Le fan de base peut (OK: va) l’acheter pour le CD et le DVD du concert (je n’ai pas vu le DVD, mais principalement parce que je ne regarde jamais les DVD inclus dans les digipacks), personnellement je regrette un peu. Mastodon est un putain de bon groupe et Crack the Skye un putain de bon album, mais sa transposition en concert ne donne pas pour autant un putain de bon album live.

(Article republié sur Progressive Area)

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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1 réponse

  1. Oliver dit :

    Si ça peut te consoler, je crois que pour ma part c’est définitivement pas un groupe de live, leur passage à Frisson l’année passée m’a sérieusement laissé sur ma faim, au point de trouver le concert long et fatiguant. En deux mots, pas d’impro qui se remarque, pas de contact avec le public et un visuel trop présent et vite lassant.

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