Maybeshewill: Fair Youth

Vous l’aurez deviné à la pochette évanescente rappelant 65daysofstatic, au mépris des règles communément admises en matière de typographie et à la musique instrumentale planante, mais sans originalité: Maybeshewill est un groupe anglais de post-rock dont le dernier album, Fair Youth, tourne dans ma liste de lecture depuis quelques temps sans que je n’aie vraiment envie de l’en retirer.

OK, je suis un petit peu méchant sur l’absence d’originalité: si la musique de Maybeshewill rappelle beaucoup le “space-post-rock” à la God Is An Astronaut, il émane de cet album un petit plus, sous la forme d’une section rythmique très présente et qui donne un peps particulier aux compositions du groupe.

En parlant d’originalité, n’en attendez aucune du format de l’album: à part le morceau d’intro baptisé “…”, les dix autres pistes de Fair Youth oscillent entre quatre et six minutes, à une grosse caisse près. La durée totale de l’album est un iota en-dessous des cinquante minutes, ce qui représente quand même un beau voyage.

Et, si on reste tout de même dans les canons du genre – instrumentaux planants, nappes de piano et de claviers aériens, le tout ciselé par la batterie – on ne s’ennuie pas. On flotte à quelques mètres au-dessus de paysages somptueux, suffisamment près pour en voir les détails, mais pas assez pour être incommodé. C’est confortable.

C’est un avantage et un défaut: si vous attendez une musique qui va vous retourner la tête et se service de votre boîte crânienne comme d’une essoreuse à sons, vous risquez la déception. Par contre, si vous avez besoin d’un accompagnement sonore pour une lecture (genre, le dernier Iain M Banks), difficile de trouver mieux. Merci à Neoprog pour la référence!

Bonus: double dose de trailers pour cet album

https://www.youtube.com/watch?v=Bvfi67Xe03o

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