Memento Waltz: Division by Zero

Memento Waltz: Division by Zero

Deuxième groupe italien venu du label Jolly Rogers Records – par ordre alphabétique, qui est également l’ordre de ma liste de lecture – voici Memento Waltz et son métal progressif, avec un album nommé Division by Zero.

Memento Waltz a été fondé en 1994 et, même si Division by Zero est leur premier « vrai » album, il a fallu près de vingt ans pour qu’il sorte. Je ne sais pas si c’est une conséquence, mais cela donne un métal progressif très technique, qui s’inspire ouvertement des tous premiers groupes du genre, comme Watchtower. J’avoue que c’est loin d’être ma période préférée.

Division by Zero compte sept pistes, entre quatre et huit minutes, pour un total légèrement au-dessus des quarante minutes. C’est plutôt court, mais pour ce style de musique, ce n’est pas forcément un mal.

Je vais être honnête: des quatre albums du label que j’ai récupérés, c’est celui qui me convainc le moins. Comme mentionné, cette variante de métal progressif est loin d’être ce que je préfère dans le genre, avec ses multiples décrochages et soli discordants. Je ne suis pas contre un peu de dissonance, genre Van der Graaf Generator, mais trop, ce n’est plus dissonant, c’est décousu.

En plus, le son est très plat. C’est une production minimaliste, froide, qui correspond peut-être bien à la musique, mais qui me fait personnellement grincer des dents.

Maintenant, ça ne veut pas dire que Memento Waltz est un mauvais groupe, ni que Division by Zero est un mauvais album. Il possède des qualités qui transcendent les deux barrières susmentionnées, à commencer par un Marco Piu, le chanteur qui rappelle Ray Adler (Fates Warning). Les autres musiciens font aussi étalage de capacités techniques remarquables.

En fait, si aucun morceau ne se distingue vraiment comme étant cool, tous contiennent des éléments qui sont très intéressants, des ponts plus mélodiques, des soli audacieux. En fait, quand Memento Waltz se rappelle que la mélodie, c’est bien aussi, il sait faire de très belles choses – mais ça dure rarement.

Au final, Division by Zero est un de ces albums que l’on peut qualifier de « intéressant »: il a une dose de défauts et de qualités à peu près égales qui fait qu’on ne peut pas vraiment le recommander au commun des metal-heads ou des prog-heads, mais plutôt aux amateurs d’extrêmes. Cela dit, pour se faire une idée, l’album est disponible sur Bandcamp à l’écoute et au téléchargement pour le prix très raisonnable de €4.99.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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