Memories of Machines : Warm Winter

Il faudra un jour que quelqu’un m’explique la différence fondamentale qui existe entre tous les groupes de la galaxie Steven Wilson. Parce que franchement, entre Porcupine Tree, No-Man, Insurgentes – voire même Blackfield – et le présent album Warm Winter de Memories of Machines, j’ai du mal à voir la différence. Ce n’est probablement pas un hasard si un des morceaux se nomme « Schoolyard Ghosts », titre d’un album de No-Man: Memories of Machines est avant tout le projet de Tim Bowness, de No-Man, et de Giancarlo Erra (Nosound).

C’est un reproche somme toute mineur, même si l’animal donne l’impression de monopoliser à lui tout seul toute la scène du rock progressif mélancolique et atmosphérique, que ce soit comme compositeur, interprète ou producteur. Du coup, de deux choses l’une : ou vous êtes fan du style et ce fort bien nommé Warm Winter va vous transporter une fois de plus, ou vous ne l’êtes pas et vous allez passer la journée à lancer hargneusement des fléchettes sur l’effigie du coupable.

Bien nommé, car ces mélodies douces-amères donnent l’impression de paysages hivernaux vu depuis la fenêtre d’un douillet cottage : ambiances glacées et harmonies dans les tons plus chaud, le tout dans un style qui rappelle un peu les morceaux acoustiques du Marillion de Steve Hogarth ou Sigur Rós – et bien sûr Porcupine Tree, mais cela va presque sans dire. La guest-list des musiciens est impressionnante, avec entre autres Robert Fripp, Peter Hammill, Jim Matheos, mais leur patte est à peine perceptible.

Je trouve personnellement les mélodies un peu plus enlevées, comme « Change Me Once Again », plus réussies que les morceaux plus calmes – qui à la longue s’avèrent vraiment trop calmes, voire soporifiques (« Lost and Found in the Digital World »). Cela dit, accent sur « un peu plus » : ce n’est pas du power-metal non plus.

Donc voilà : fans de Steven Wilson, c’est album est – comme tous les autres – fait pour vous. Si vous détestez le bonhomme, restez-en loin et, si vous ne connaissez pas, c’est une introduction intéressante, bien qu’un peu convenue, à l’univers musical d’un des musiciens les plus prolixes du prog contemporain.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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1 réponse

  1. Sabat dit :

    Il est superbe cet album! Peut-être un de mes albums favoris de l’année… En attendant le prochains No Man… Et peut être un concert???

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