Ménage à 3

Bon, faut que je vous explique. Déjà, le site du webcomic dont au sujet d’à propos duquel je veux vous cause ici s’appelle bien Menage a 3, en français – mais sans accents – dans le texte, même si les recueils rectifient la bienséance orthographique. Ensuite, c’est très sexe, donc à en pas regarder au boulot; on vous aura prévenu. Enfin, si j’ai découvert cette série, c’est via le blog de Grignak, que j’ai lui-même découvert via le blog d’Imaginos. Il y a plus simple; bienvenue sur Internet.

Donc, Ménage à 3 – puisque les deux graphies coexistent, je préfère mettre des accents – est un webcomic qui suit les aventures de Gary, un geek puceau de 29 ans (ça me rappelle quelque chose) qui vit en colocation avec une punkette bisexuelle surexcitée et une amazone blonde ultrapulmonée à la force herculéenne (et accessoirement québecoise, parlant un improbable sabir de français et d’anglais).

Le tout dans des pseudo-aventures à base de romance, de malentendus et de fluides corporels, paraissant trois fois par semaine. Rien que pour poser la chose, dans le tout premier épisode, Gary découvre que ses deux colocataires sont gays le jour où, en rentrant du travail, il les trouve en train de s’envoyer sur le canapé du salon.

Je ne vous parle pas le reste des personnages, mais pour résumer, un peu tout le monde est bi, obsédé, le plus souvent les deux ensemble avec quelques pincées de fétichisme et de névrose histoire de rendre les choses encore moins simples. Bien évidemment, tout le monde couche ou a couché avec (et/ou fantasme sur) tout le monde, à part peut-être le chat psychopathe.

Rien n’est indiqué nulle part, mais je soupçonne que l’auteure/dessinatrice Gisèle « Giz » Lagacé (au trait très inspiré par l’école japonaise) et son co-scénariste David « Dave Zero1 » Lumdson sont tous deux au moins canadiens, sinon québecois. L’action se déroule à Montréal, mais à part le côté très bohême et les occasionnelles vitrines en français, elle pourrait avoir lieu dans n’importe quelle ville nord-américaine un tant soit peu libérée. OK, très libérée…

Cela dit, l’ambiance est plus à une version érotico-geek de Feydeau qu’à la comédie romantique introspective et semi-dépressive. C’est souvent très drôle, souvent très sexe et, très souvent, les deux à la fois. Donc, si vous avez une après-midi à caser (mais pas au boulot, donc, à moins d’avoir des services informatiques compréhensifs; essayer de leur envoyer l’adresse d’abord, pour voir), allez donc piller leurs archives, ça vaut le coup d’œil. Bon, bien sûr, ça peut prendre un peu plus de temps si on se sent obligé de faire quelques pauses pour, erm… jouer de la guitare…

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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5 réponses

  1. edomaur dit :

    Tiens, pendant que tu y es, essaie http://www.c.urvy.org/ et http://www.oglaf.com/ 🙂 c’est très très très NSFW 😀

    • Alias dit :

      Oglaf, je connais; c’est bien, mais j’accroche moins. Ça doit être le thème med-fan (encore que j’aime bien Yet Another Fantasy Game Comic, donc ce n’est pas une excuse). Curvy, je n’accroche pas au dessin, mais je verrai ça.

  2. Jess dit :

    Mais où sont passées les 6h dernières heures de ma vie ??? O_o

    (« Kyaaa, violator-san »… lol!)

  1. 16/04/2011

    […] que j’ai en lisant les commentaires de ce billet sur Grignak, puis l’introduction de cet autre billet chez tonton Alias. (et comme l’un et l’autre m’ont à diverses occasions fait […]

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