Mermaid Project, épisode 2

Une infiltration, des projets secrets, une corpo bien méchante et une héroïne qui bastonne: dans ce deuxième épisode de la bande dessinée Mermaid Project, priorité est donnée à l’action, peut-être au détriment du reste de l’histoire ou, à tout le moins, d’une certaine cohérence.

Avant toute chose, je dois dire que j’aime bien cette série, dans son ensemble; c’est surtout son contexte et son ambiance qui m’attirent: un futur déglingué post-pétrole où l’Occident est devenu une sorte de Tiers-Monde en pleine déliquescence.

La trame est également intéressante, avec les manipulations d’Algapower et les questions existentielles que commence à se poser Romane Pennac, flic parisienne détachée auprès des Nations-unies pour une mission des plus bizarres et qui y découvre des éléments dérangeants sur son passé.

Ceci posé, j’ai du mal à me défaire d’une impression d’inachevé ou de maladresse, que ce soit dans la trame ou dans le propos. L’univers que pose la série pourrait tout à faut être une sorte de dieselpunk années 1960 sans que cela ne change grand-chose; le côté futuriste est complètement noyé sous le côté low-tech des nations occidentales.

J’aurais aussi des choses à dire sur certaines scènes, comme le passage à Paris qui semble sorti de nulle part. Ou le côté bondien, façon « infiltration de la base ennemie », qui détonne un peu face à l’ensemble. Cela dit, moi qui me plaignais que, dans le premier épisode, Pennac était plutôt passive, elle prend ici le devant de la scène.

Mais, dans l’ensemble, Mermaid Project est une série plutôt sympathique et je suis prêt à laisser de côté ces quelques bizarreries (qui, si ça se trouve, seront expliquées plus tard) et aller là où elle veut bien m’emmener. À voir donc avec les prochains épisodes (surtout que le Rio de Janeiro qui y est brièvement décrit me rappelle un peu le Copacabana de Tigres Volants).

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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