Mexico 2008

Mexico

Cet article est le numéro 2 d'une série de 2 intitulée Mexico 2008
Dernières heures sur le sol mexicain. Que retenir de ce séjour à Mexico ? Déjà que le premier qui me chante du Luis Mariano, je l’éparpille façon puzzle !

Plus sérieusement, j’ai un peu l’impression qu’en un sens Mexico, c’est l’anti-Japon : au Japon, tout est en apparence identique, mais la culture et les mentalités sont très différentes ; Mexico, c’est un environnement beaucoup plus exotique, mais avec une culture plus accessible. Certes, le mélange nord-américain, hispanique et indigène n’est pas immédiatement évident, mais rien que le fait que je puisse à peu près comprendre ce qui se dit et même faire semblant d’avoir une conversation avec les autochtones fait une sacrée différence.

Une des différences majeures de mentalité que j’ai notée, c’est le côté très organique de la vie locale. Techniquement, « organique » est un euphémisme pour « bordélique », mais c’est un mode de vie qui a un certain charme. L’exemple le plus frappant en est sans doute le trafic automobile.

Je suppose que c’est un sujet qui mériterait un billet à lui tout seul, entre l’incroyable assortiment de véhicules dans des états de pouravitude qui vont de « flambant neuf impeccable » (rare) à « épave mérovingienne encore vaguement mobile » (beaucoup plus courant ; un bon quart des taxis locaux sont encore des Coccinelles), et le trafic en lui-même, où non seulement tout le monde va un peu où il veut et respecte parfois la signalisation en vigueur, mais parfois les flics locaux tendent à donner des indications contradictoires. Pour un Helvète habitué aux files de présélections, à la très redoutée visite technique et à une signalisation à peine moins restrictive que les Dix Commandements période Ancien Testament (foudres divines incluses), ça fait drôle.

Le côté organique apparaît aussi dans les tarifs des taxis. Évidemment, quand on a le profil touriste et qu’en plus, on ne parle pas la langue, ça grimpe méchant. La semaine passée, j’ai fait tous les jours l’aller-retour entre mon hôtel et le centre de conférences où avait lieu AIDS 2008 : les tarifs variaient, d’une fois sur l’autre, entre 50 et 200 pesos (à 10 pesos le franc suisse). Certes, ça reste très raisonnable par rapport aux tarifs genevois, pour un trajet d’une demi-heure en moyenne, mais les prix sont le plus souvent négociés au préalable (j’ai vu le conducteur mettre en marche son compteur deux fois). En comparaison, le billet de métro coûte 2 pesos (oui, vingt centimes) et les minibus locaux entre 3 et 5 pesos la course.

Côté bouffe, en parlant de trucs organiques, on a malheureusement eu droit à un service traiteur complètement aseptisé sur le site. Quand on rentrait tôt (à savoir avant dix heures), on avait une chance de pouvoir manger au resto de l’hôtel, qui proposait une cuisine décente et, surtout, épicée. On a réussi à faire quelques (rares) sorties, mais c’est dommage de n’avoir pas pu plus en profiter : la cuisine mexicaine a des plats vraiment sympas.

Je rajoute les photos dès que je peux les extraire de mon téléphone : dans la bagarre, j’ai perdu à peu près tous mes câbles informatiques.

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AIDS 2008 Mexico

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