Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children

Miss Peregrine's Home for Peculiar Children

Jake est un paisible ado américain, jusqu’à ce qu’il retrouve son grand-père mourant et qu’il entraperçoit un monstre non loin de la scène. Sur les conseils de sa psy, il décide de partir avec son père sur une île du Pays de Galles, à la recherche du Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children.

C’est sur cette base que part ce nouveau film de Tim Burton. Pour une fois, on ne se retrouve pas dans une période bizarre, mais bien en 2016 – dans un premier temps, en tous cas, puisque Jake va découvrir assez rapidement que l’orphelinat qu’il cherche n’existe plus que lors d’une journée de 1943.

Fondamentalement, le fait que ce soit un film de Tim Burton ne m’enthousiasmait pas tant que ça. Les précédents – Alice in Wonderland et Dark Shadows – m’avaient déçus, voire frustrés, et j’ai hésité à aller voir celui-ci.

En fait, autant les précédents avaient toutes les composantes de bons films gâchés par des exécutions foireuses, pour Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children, c’est un peu le contraire: il y a une blinde d’idées foireuses qui sont mises en place de façon sinon brillante, du moins intelligente.

Si je commence à regarder le film sous le nez, il y a des wagons de détails qui ne tiennent pas de bout, à commencer par des utilisations de pouvoirs pas très cohérentes – et je ne parle pas du paquebot. Il y a aussi deux-trois bizarreries dans le rythme du film, qui commence comme du contemporain fantastique, vire au conte et bascule ensuite dans le grotesco-burlesque dans le final.

Mais ce n’est pas vraiment important: on se laisse porter par l’histoire et emporter par les délires visuels. Et puis il y a Samuel L. Jackson, qui joue un méchant bien, bien barré (qui zozote). Eva Green, dans le rôle de Miss Peregrine, est également pas mal, mais, quelque part, ce sont un peu le deux seuls archétypes du personnage décalé burtonien et ce ne sont pas les héros.

Sans aller jusqu’à dire que c’est le film de l’année, Tim Burton signe ici, avec Miss Peregrine’s Home for Peculiar Children, un conte fantastique de très bonne tenue. Et aussi de très bonne retenue – ce qui connaissant l’animal, n’était pas gagné d’avance. Comme si la clé était non pas plus de délire, mais moins.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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3 réponses

  1. Je le mettrai dans la lignée de Big Fish pour le lien avec le réel et une tentative plus en retenue, effectivement. Enfin, on trouve quand même beaucoup de thèmes chers au réalisateur, tout de même, ce qui explique la motivation pour cette adaptation d’un bouquin plutôt récent (2011). Je vois qu’il y a aussi une adaptation BD, mais non traduite à ce jour….
    Didier A. (Iceman) Articles récents…Cinéma : La Fille de Brest d’Emmanuelle Bercot (2016)My Profile

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