Mobius: The Line

Mobius: The Line

Il y a un an, mon confrère en blogueries Fred Bezies s’était fendu d’une double chronique, où il évoquait notamment le groupe de métal progressif symphonique français Mobius et son album The Line en termes fort élogieux. Après écoute, je peux lui donner partiellement raison.

Mobius, né à La Réunion mais désormais domicilié à Lyon, appartient à cette école du metal symphonique qui ne se contente pas d’imiter Nightwish, mais qui fait de réels efforts sur ses compositions. Ok, c’est parfois du progressif à minima, mais dans l’ensemble, c’est plutôt élaboré.

Avec huit pistes et près de cinquante-cinq minutes, The Line n’est pas un petit gabarit et les compositions dépassent souvent les sept-huit minutes, avec des constructions complexes.

D’un point de vue instrumental, on a un groupe solide, qui est capable de monter des structures musicales bien construites, loin de l’habituel couplet-refrain-pont-solo, et qui montre une excellente maîtrise de ses instruments. De ce point de vue, The Line est un excellent album.

Sauf qu’il y a le chant. Héli est une vocaliste plutôt douée dans son genre et sa performance est honorable. J’ai par contre l’impression que son intégration dans le reste des compositions est loin d’être parfaite. Ce qui est un peu ennuyeux, parce que le metal progressif/symphonique est un genre qui tolère assez mal les approximations.

Ainsi, on a des pistes comme « Rising Mind » ou « Mist of Illusions » qui sont objectivement très bien et d’autres – par exemple « Evasion » ou « Bursting Chaos » – qui me semblent brouillonnes. Dans l’ensemble, Mobius fait de très bons trucs; il n’y a pas un morceau qui soit raté, juste des bouts qui ne collent pas.

Maintenant, il est aussi possible que ce soit la production qui pose un problème, ce qui expliquerait pas mal de choses, notamment pourquoi les parties chantées, ainsi que les claviers, me paraissent un cran en dessous.

En conclusion, je n’irais pas jusqu’à recommander The Line avec un enthousiasme proche de l’hystérie, mais pour un groupe dont c’est le premier album, je suis plutôt partisan de considérer les divers soucis comme des défauts de jeunesse qui ne demandent qu’à être corrigés.

L’album est disponible sur Bandcamp, c’est donc facile d’aller y jeter une oreille pour se faire une idée.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CommentLuv badge

%d blogueurs aiment cette page :