« Mon dictionnaire de Genève », d’André Klopmann

Je rassure tout de suite les autres: il n’est pas nécessaire d’être genevois pour apprécier ce sympathique petit bouquin qu’est Mon dictionnaire de Genève, signé André Klopmann. Certes, ça aide quand même un peu de connaître la ville et son histoire, mais ce dictionnaire contient son lot de perles accessible à tout un chacun. Ce qui est plutôt une bonne nouvelle, parce que des « vrais » Genevois, il y en a somme toute assez peu à Genève (et pas beaucoup plus ailleurs non plus, en fait).

Éclectique, forcément biaisé et impertinent, son sous-titre le résume fort bien: « De A comme Ador à Z comme Zep. » On y trouve donc autant des notices biographiques sur des grands personnages historiques, certains mondialement connus (sauf, parfois, à Genève même), que des notes sur la culture populaire contemporaine, comme Le Beau Lac de Bâle ou Zep (ce dernier réussissant à être à la fois mondialement connu – même à Genève – et représentant de la culture populaire).

L’air de rien, j’ai beau avoir étudié l’histoire suisse en général et genevoise en particulier pendant quelques années, j’ai tout de même appris beaucoup de choses, comme l’existence de multiples bains dans la ville au XIXe siècle (Champel était même une station thermale), aujourd’hui presque tous disparus. On constatera aussi la présence de genferei dans les définitions de ce qui, somme toute, en est un peu une.

Le plus gros défaut de cet ouvrage est la brièveté des articles; en même temps, c’est aussi sa force: on n’a pas à se coltiner un volume d’encyclopédie plus gros qu’un livre de règles de jeu de rôle. Au reste, un tel ouvrage est une référence et une inspiration sympathique si on ne connaît pas la ville et qu’on cherche à ajouter un peu de « couleur locale » à un scénario se déroulant à Genève.

Je recommande donc volontiers la lecture de Mon dictionnaire de Genève à tous ceux qui veulent en apprendre un peu plus sur la plus petite des grandes villes du monde (200 000 habitants les jours de grand vent), ce d’autant plus que, comme son nom l’indique, c’est un ouvrage qui reflète aussi les intérêts de son auteur, ce qui lui confère une personnalité.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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