Monkey3: Astra Symmetry

Monkey3: Astra Symmetry

Après avoir écouté Astra Symmetry, le dernier album de Monkey3, je me demande si je ne vais pas lancer l’idée d’un nouveau genre musical: le rétro-post. Histoire de pouvoir caser tous ces groupes qui poussent le post-rock jusqu’à faire faire du rock prog/psychédélique comme dans les années 1970.

Bon, même si j’aime bien le néologisme, le quatuor suisse s’éloigne toujours plus de ses racines post-rock et continue sur sa route, avec un pied dans le stoner psychédélique, un dans le prog et un dans le space-rock. Ça fait trois pieds parce que Monkey3, d’abord!

Tout au long des douze pistes de cet album, on trouve donc des sonorités seventies, des ambiances à la fois planantes et plombées et ce qui ressemble à un amour immodéré pour Led Zeppelin. Avec des durées entre quatre et huit minutes, il n’y a pas de folies, mais tout de même un album d’un fort beau gabarit: soixante-huit minutes.

La première remarque, c’est que ça tabasse quand même nettement moins qu’aux débuts du groupe. L’ambiance est plus sur le côté psychédélique, notamment avec « Abyss », « Moon », « Endless Ocean » et… et presque tout l’album, en fait. Il y a même des bouts qui me rappellent Ozric Tentacles, c’est dire.

Ensuite, le côté seventies est très présent, ainsi que les hommages – appuyés – à Led Zeppelin; le groupe n’en est pas à son coup d’essai (notamment sur Undercover), mais avec « Dead Planet’s Eyes », ils ne sont pas loin de la perfection. C’est d’ailleurs un des rares morceaux avec une partie vocale.

Là où leur précédent album, The 5th Sun – il y a trois ans ans, déjà! – était dominé, voire écrasé par une seule piste, Astra Symmetry est beaucoup plus équilibré et cohérent. Il me paraît aussi plus calme que les précédents opus du groupe. Pas moins plombé, certes.

Depuis le temps, vous devriez savoir que j’ai du mal à être impartial avec Monkey3, mais là, faites-moi confiance: Astra Symmetry, c’est du très, très bon.

Allez, un double bonus pour la peine: la vidéo officielle de « Moon » et la lyric video de « Dead Planet’s Eyes »

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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