Monsieur et madame Alias vont à la Japan Expo

Isa et moi-même, profitant d’une de nos trop rares périodes de vacances en commun, avons décidé d’aller à Paris pour participer à la Japan Expo.

Comment ai-je pu croire que c’était une bonne idée ?

Pour être plus précis, il n’y a rien de tel qu’un événement comme celui-ci pour me rappeler – brutalement – que je ne suis pas un aussi grand otaku que je le prétend.

J’aime bien les animes, je lis quelques mangas (une demi-douzaine de titres au maximum) et j’ai un intérêt modéré pour la culture japonaise, mais je me fiche des goodies et je n’aime ni le cosplay, ni la j-pop, ni la mode gothic lolita (conseil : si vous êtes dans mon cas et que l’on vous dit « mais tu aurais l’air si mignon en tenue de soubrette », répondez « il n’y en avait pas à ma taille » ; enfin, pour moi, ça marche…).

Ça veut dire 80% de trucs qui ne m’intéressent pas, 10% qui me donnent des envies de meurtre et, dans les bons jours, 10% de potentiellement intéressant (la section fanzines/doujinshi, les films amateurs et les jeux).

Je ne vais pas trop couiner non plus : ce n’est pas ma première Japan Expo (j’y étais déjà allé en 2004 pour tenter de débaucher des illustrateurs pour Tigres Volants), donc je savais à quoi m’attendre. Enfin, en théorie.

Depuis lors, l’exposition a déménagé du Cnit à la Défense au Parc des Expositions de Villepinte, ce qui est à peu près l’équivalent de passer de la Salle communale de Saint Triphon à l’intégralité de Palexpo.

Ce qui signifie qu’au lieu d’avoir quelques milliers de geeks chaque jour, c’est plutôt quelques dizaines de milliers de fous furieux qui envahissent les travées. Du coup, le premier jour, on s’est juste tapé trois heures de queue (dont la moitié au soleil) pour entrer – et encore : on avait déjà nos billets. Le lendemain, on a rusé et usé d’un piston pour passer par l’entrée VIP.

Le truc qui m’a le plus déçu, c’est de ne pas avoir pu avoir de dédicace de Boulet, pris d’assaut par la horde de fans (je crois par contre avoir été dans la même rame de métro que lui le lendemain, mais ce n’est pas pareil).

Celui-là, il faudra que je me le coince quand il repasse en Suisse. Dans l’intervalle, je vais me venger : j’ai déjà acheté le troisième volume de ses Notes et je n’hésiterai pas à en poster ici même une critique dithyrambique. Ça lui fera les pieds !

Comme il y avait aussi quelques stands rôlistes sur place, j’en ai profité pour ramasser Metal Adventures, le nouveau jeu de rôle de pirates SF d’Arnaud Cuidet, qui m’a l’air fort miam. J’ai aussi pu papoter avec les gens du stand Oriflam et boire de la bière japonaise au thé vert.

En prime, j’ai survécu à la frénésie d’achats de madame. Vous auriez vu la tête de nos bagages au retour, vous auriez eu peur !

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3 commentaires sur “Monsieur et madame Alias vont à la Japan Expo”

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