The Monuments Men

Pendant la Seconde Guerre mondiale, un petit groupe d’hommes se lance dans un projet fou: sauvegarder, puis retrouver des œuvres d’art menacées par la guerre. Monuments menacés par les combats, œuvres volées par les Nazis, les Monuments Men partent sur leur piste, suivant – voire parfois précédant – les lignes de front, à leurs risques et périls.

J’avoue que je suis allé voir ce film à reculons. Disons les choses simplement: ce n’était pas mon premier choix, mais on a un peu pris ce qui était disponible. Si, au final, je ne le regrette pas, j’ai du mal à dire que The Monuments Men est un film à peine plus que « sympa ».

D’une part, il est très confus; il saute souvent du mode comique au mode dramatique, d’un lieu à l’autre, sans nécessairement qu’il n’y ait une logique perceptible dans ce bouzin. De plus, deux heures pour traiter d’un tel sujet, c’est franchement léger.

Comme c’est un film américain, on a le droit à des acteurs anglophones qui s’essayent au français avec plus ou moins de bonheur. Parfois, c’est drôle, comme le personnage de Matt Damon qui se fait régulièrement rembarrer pour son français désastreux; parfois moins, dans le cas de Cate Blantchett, qui joue une secrétaire française au rôle ambigu.

D’un autre côté, le sujet est intéressant, son traitement est plus contrasté que ce que je craignais et les personnages sont plutôt sympathiques. Il y a plusieurs éléments qui sonnent juste – comme le détail que les Monuments Men se déplacent, du début à la fin, dans une voiture allemande capturée – et les scènes de guerre, même rares, sont très impressionnantes.

Il y a également pas mal d’idées récupérables pour du jeu de rôle, à commencer par le principe même de la chasse aux objets d’art volés par les Nazis, mais également sur l’idée plus générale du dictateur qui cherche à faire disparaître toute trace d’une culture. Ça n’étonnera personne si j’y vois des idées pour Devoir de mémoire, mon projet de campagne pour Tigres Volants.

À part ça, les acteurs – Georges Clooney (également réalisateur), Jean Dujardin, Bill Murray et John Goodman, notamment – cabotinent pas mal, mais ça reste supportable. Je ne regrette donc pas de l’avoir vu, mais je pense que j’aurais tout aussi bien pu le regarder sur Arte, sans devoir payer les tarifs de plus en plus ridicules du cinéma.

Alias

Stéphane “Alias” Gallay, graphiste de profession, quinqua rôliste, amateur de rock progressif, geek autoproclamé et résident genevois, donc grande gueule. On vous aura prévenu.

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4 réponses

  1. Imaginos dit :

    Marrant, c’est peu ou prou le sujet d’un scénario que je comptais écrire pour mon défi 2014…
    Imaginos Articles récents…We all came out to Esgaroth on the Long Lake shorelineMy Profile

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